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Sortie découverte des algues le 30/10

Nous avons commencé cette sortie par un petit cours de biologie végétale marine :

Nous avons d’abord différencié les microalgues qui forment le phytoplancton (diatomées, cyanobactéries, dinoflagélés, cocolithoforidés …), elles sont la base de la chaîne alimentaire et produisent 50 % de l’oxygène sur Terre. Et les macroalgues (algues de grande tailles visible sur l’estran).

On compte 3 voire 4 groupes d’algues principaux : vertes, rouges, marrons, et bleues (microalgues cyanobactéries)
Le terme algues est pratique à utiliser dans le langage courant, même s’il perd toute signification dans la classification scientifique (les animaux sont plus proche des champignons que les algues vertes des algues brunes par exemple).
On peut définir les algues comme des organismes végétaux (généralement aquatiques), capables de faire la photosynthèse grâce à des pigments (pas que la chlorophylle), mais qui n’ont pas acquis la reproduction évoluée des végétaux supérieurs (plantes à fleurs).

Les algues ont deux modes de reproduction la voie sexuée et la voie asexuée
La reproduction asexuée se fait sans organes sexuels (bourgeonnement, fragmentation, bouture, sporulation, …)

Pour la reproduction sexuée, cela va d’un cycle très simple (similaire à celui des animaux), à un cycle très complexe faisant se succéder deux (exemple de l’ulve ci dessous) ou trois générations d’individus sexué puis asexué (gamètes puis spores), de formes parfois très différentes.

 

L’homme a de tout temps utilisé les algues, de multiples façons :
En alimentation : complément alimentaire riche en protéines et en vitamines, gélifiants ou épaississants (alginates, carraghénanes, agar agar), colorants (pigments xanthophylles, chlorophylles, caroténoïdes, … : bleu, rouge, orange, vert). Mais aussi en cosmétique, médecine, textile, papeterie, biocarburant, aquaculture, engrais, épuration, plastique biodégradable, extraction de calcaire (maërl), extraction d’iode (par brûlage), ….

Elles ont également un grand rôle dans l’écosystème:  Indice de qualité des eaux, nourriture, habitats et engrais.

Les algues se répartissent sur l’estran en fonction de leur tolérance à la dessiccation, les plus résistantes en haut et les moins résistantes en bas. On peut donc observer des « ceintures » d’algues qui détermine un niveau de l’estran (pelveties en haut, fucus au milieu et laminaires en bas).

Leur pigmentation dépend aussi de la profondeur à laquelle elles se trouvent: en profondeur seuls les rayons bleus traversent l’eau, nous trouverons donc plutôt des algues à pigmentation rouge (les pigments absorbent la couleur opposée pour effectuer la photosynthèse) et donc pas d’algues vertes.

On peut également noté que dans une même région, nous ne trouverons pas les même algues sur un estran abrité que dans un estran exposé aux vagues.

Nous somme donc ensuite partis sur l’estran pour observer, reconnaître les algues, leurs particularités, et en prélever quelques unes.

Nous avons enfin fait une point ensemble sur les algues ramassées et leurs utilisations.

Nous avons notamment pu observer :

des algues brunes :

1. Le fucus dentelé , 2. Le fucus vésiculeux : algues goémon utilisées en engrais

des algues rouges :

1. La Porphyra (ou Nori), 2. Le Crispus chondrus (Pioka), .3 Osmundea pinnatifida (Poivre de mer), 4. Palmaria palmata (Dulce) : algues d’utilité culinaire

Porphyra ou nori : utilité culinaire

Des algues vertes:

Ulva lactuca (Laitue de mer) : algue d’utilité culinaire

Tortue échouée sur la plage de Longeville

Des sentinelles nous ont informés samedi dernier de la présence d’une tortue morte échouée sur la plage de Longeville Longe 17.

D’après les photos, cela semble être une tortue luth.

Ils ont directement appelé l’aquarium de La Rochelle qui avait déjà reçu le signalement.

L’évacuation de l’animal sera donc effectué, ainsi qu’une étude afin de comprendre les causes de l’échouage pour éventuellement  trouver des solutions pour pallier à ce problème, si la cause n’est pas « naturelle ».

Si vous observez vous aussi un échouage d’animal vivant ou mort, vous pouvez vous référer à notre page : procédure en cas d’échouage 

Conférence sur l’océan le 23/10

Cette conférence a traité du grand thème de l’océan. Nous l’avons aborder sous différents angles : les courants marins, son impact sur le climat, ses écosystèmes, ses ressources et ses mystères.

Nous connaissons actuellement mieux la surface de la lune que le fond des océans, seulement 10 % ont été explorés par l’Homme. On estime à 91 % d’espèces qui restent encore à découvrir. (250 nouvelles espèces de poissons marins qui sont répertoriées chaque année)

En plus de toutes les merveilles qu’il nous offre à observer et découvrir, l’océan est aussi un incroyable puits de ressources pour l’homme : pêche, aquaculture, hydrocarbures (pétrole, hydrates de gaz), énergies renouvelables marines (hydroliennes, éoliennes flottantes, usines marrémotrices et houlomotrices), matériaux de constructions, métaux rares (nodules polymétalliques), sel, agriculture littorale, eau de mer dessalée …

En effet, plus de 50% de la population vit sur le littoral et 3,5 milliards de personnes dépendent des océans pour leur subsistance : 2 560 milliards d’euros, c’est la valeur annuelle des activités directement liées à la mer.

Dans un deuxième temps nous avons pris une approche un peu plus scientifique pour expliquer les grands phénomènes de son fonctionnement :

Les différentes zones de l’océan :

La circulation thermohaline (grands courants qui régissent le climat) :

La chaîne alimentaire et le grand cycle de la matière organique marine :

Nous avons aussi fait un point sur le phytoplancton (plancton végétal) qui existe depuis le début de la vie sur terre. Il produit la moitié de l’oxygène que nous respirons et est à la base de toute la chaîne alimentaire.

Enfin, nous avons parlé d’un sujet peu joyeux mais important, à savoir les mauvais traitements que celui-ci subit de la part de l’homme.

En effet, 80% des espèces de poissons sont victimes de la surpêche ou au bord de l’être,
plus de 30 milles tonnes de déchets se déversent annuellement dans nos océans (il y aura bientôt plus de plastiques que de poissons), 80% des eaux usées dans le monde sont rejetées dans la mer sans traitements, alors que seulement 2,8% des océans sont protégés. Sans compter le réchauffement climatique qui menace énormément d’espèces (écosystème corallien, …) et pourrait engendrer des centaines de millions de réfugiés climatiques.

Notre océan a 3,8 milliards d’années. Il est témoin de l’histoire de notre planète et mérite toute notre attention pour veiller à sa protection. Des océans dépend toute la vie sur Terre, que se soit par l’oxygène qu’ils produisent, où les ressources qu’ils nous offrent.
Majestueux et impétueux, les océans regorgent encore d’innombrables secrets qu’il nous tarde de découvrir.
Si l’Homme continue sur sa lancée, ces mystères pourraient rester enfouis à jamais.

A la fin de la présentation, nous avons, le temps d’un goutté pris quelques minutes pour discuter ensemble de tous les sujets évoqués et essayer de trouver certaines solutions aux problèmes cités précédemment.

Conférence sur les différentes pollutions 17/10

Durant cette conférence, nous avons traité du thème de la pollution, c’est à dire des dégradations de l’environnement par des substances naturelles, chimiques ou radioactives, des déchets ou des nuisances diverses (sonores, lumineuses, … ). Bien qu’elle puisse avoir une origine entièrement naturelle (éruption volcanique, par exemple), elle est principalement liée aux activités humaines.

Nous avons vu ses différents biais de propagation (eau, air et sol), et les principaux types de pollutions (Chimiques, Solides, Biologique, Radioactive, Électromagnétique, Sonore, Lumineuse et Visuelle )

Nous avons ensuite détaillé les principales causes et conséquence des diverses pollutions.

A savoir :

Principales conséquences  :

  • Terres englouties, réfugiés climatique
  • Dérèglement climatique : ouragans et cyclones plus intenses
  • Sécheresses, famines, cancers et maladies
  • Impacts économiques et conflits
  • Mort de la biodiversités: une espèce sur six pourrait disparaître (plantes, insectes, oiseaux) plus de pollinisation, plus de légumes

etc …

Principales causes :

1) Le réchauffement climatique

Dû à un équilibre naturel perturbé par les gaz à effet de serre « additionnel » ou anthropique (dû à l’homme) : CO2 65%, Méthane 15%, Le protoxyde d’Azote (N2O) 5%, L’Ozone (O3) troposphérique 10%. Leur effet entraînant, et étant accru par la baisse d’albédo, l’augmentation de l’évaporation, et le trou dans la couche d’Ozone.

Ces gaz proviennent :

• pour l’essentiel de la combustion des énergies fossiles : charbon, pétrole, gaz ( transports, chauffage et élevage principalement )
• pour partie de certaines industries (par exemple pour la production de ciment)
• enfin pour une part non négligeable de la déforestation, notamment en zone tropicale

2) Les Pollutions chimiques (terre, eau et air)

Dues aux transports, rejets d’usines, déchets, marées noires, pesticides, engrais, écoulements des villes, rejets ménagers (médicaments et biocides rejetés via des eaux usées et que les stations d’épuration et le lagunage ne savent pas traiter).

3) Les déchets

En deuxième partie, nous avons vu comment lutter, et quels sont les gestes simples que chacun de nous pouvons adopter au quotidien pour :

  • Consommer mieux et moins
  • Économiser l’énergie (eau et électricité)
  • Se déplacer moins et mieux
  • Réduire ses déchets
  • Construire durablement
  • Réduire les pesticides, rejets toxiques domestiques et industriels
  • Partager (montrer l’exemple et informer)

Vous pouvez retrouver tous ces gestes sur WWF : https://www.wwf.fr/agir-au-quotidien

Enfin, nous avons pris un moment pour discuter de ce sujet, partager notre vécu et essayer de trouver ensemble de solutions à ce problème.

Atelier pièges à Chenilles processionaires le 11/10

Lors de cet atelier, nous nous sommes intéressés à l’espèce invasive que sont les Chenilles processionnaires du pin. En effet, ces chenilles, nommées d’après leur mode de déplacement en file indienne, se nourrissent des aiguilles de diverses espèces de pins, provoquant un affaiblissement important des arbres. Ses poils urticants, sont à l’origine de brûlures et chez certaines personnes, d’allergies.

La chenille est en fait la larve d’un papillon de nuit, le Thaumetopoea pityocampa. Lors de leur cycle de vie, elles formes des gros cocons blanc aux bouts des branches où elles passent l’hiver. Au printemps, elles descendent de l’arbre en procession dans le but de s’enterrer au pied de celui-ci et de se métamorphoser en papillon pour poursuivre ensuite son cycle de reproduction.

Pour en savoir plus sur cette espèce vous pouvez vous rendre sur le site : https://chenilles-processionnaires.fr/chenille-processionnaire-du-pin.htm

Ces chenilles ayant peu de prédateurs (ex: mésanges), en grande partie à cause de leurs poils urticant, il est assez difficile de lutter contres elles.

Mais il existe quelques moyens de lutte écologique comme l’élagage des arbres ou le piégeage.

Dans cette optique, nous avons appris aux bénévoles présents à fabriquer eux mêmes un piège à chenilles que nous avons ensuite posé dans les dunes de la Guittière particulièrement infectées.

Ce système permet de bloquer les chenilles lors de leur descente de l’arbre pour les capturer dans un sac et ensuite les éliminer (en les brûlant).

Si vous le souhaitez, nous pouvons vous envoyer gratuitement le protocole de fabrication, et/ou venir vous aider à installer le piège chez vous . Vous pouvez nous faire une demande au 02 51 20 74 85 ou à sentinelle@estuaire.net

Ramassage de déchets sur la plage des Grottes le 07/10

Lundi dernier, Nous avons marché vers la plage des Grottes située après la pointe du Payré à jard sur mer.

Cette Magnifique plage est assez sauvage grâce à son accès « difficile » (30 minutes de marche). Mais étant très exposée aux courants marins, après les grandes marrées, beaucoup de déchets viennent s’échouer sur celle-ci.

 

 

Avec un petit groupe de bénévoles, nous avons longé la plage pour ramasser tous les déchets que nous voyons.

Nous avons, au total, rempli 6 sacs de courses avec principalement des restes de filets de pêche. Nous avons aussi ramassé beaucoup de polystyrène, qui avec sa légèreté s’était propagé plus loin dans la dune et était resté coincé dans les herbes et les oyats. Enfin, des bouteilles plastiques, toutes sortes d’emballages et deux poches à huîtres ont également été trouvés.

A savoir que le plastique est le déchet avec la plus longue durée de vie (De 100 à 1 000 ans pour se décomposer). De plus, celui-ci n’est pas recyclable à l’infini, quand il est recyclable. C’est pour ces raisons qu’il faut, dans la mesure du possible, l’éviter : en particulier les plastique à usage unique (emballages alimentaires, couverts jetables, …), et préférer des emballages en verre, carton, ou au mieux acheter en vrac.

Merci à tous d’avoir participé à diminuer la pollution de nos océans et à rendre sa beauté à notre paysage.

 

Sortie pêche à pied et découverte de l’estran du 02/10

Nous avons commencé notre sortie par un petit cour de biologie et zoologie marine pour présenter l’estran, son écologie et les principaux groupes d’animaux que l’on peut y trouver.

Nous sommes ensuite aller sur l’estran à la recherche des animaux qui l’habitent.

(Vidéo réalisée par Johnny Lenormand)

A la fin de notre pêche, nous avons mis en commun notre récolte. Puis nous avons identifié et observé les différents animaux trouvé ainsi que leur particularités.

Sortie sur les traces des dinosaures du 03 Septembre

Ce mardi, nous sommes allés en petit groupe marcher sur l’estran à marrée basse à la recherche des traces des dinosaures !

Effectivement, nous pouvons observer sur les rochers émergeant les empreintes de différentes espèces de dinosaures qui vivaient là il y a 200 millions d’année. A l’époque cet endroit était un grand estuaire à la limite de la chaîne hercynienne au nord et de la mer du basin aquitain au sud . Ces empreintes ont étés jadis recouvertes et conservées par une couche de vase qui s’est solidifiée puis à fini par se décoller avec le temps pour découvrir les traces de pas de ces anciens animaux. Les plus grosses, moins érodées par la mer, restent encore bien visibles, et nous pouvons même voir parfois un enchaînement de pas.

Jack Guichard nous a alors présenté le contexte géologique de cette époque, les différentes espèces de dinosaures qui ont laissé ces traces (du plus petit au plus grand), ce qu’elles peuvent nous apprendre sur le mode de vie de ses animaux, et le procédé de leur formation.

Nous avons également longuement parlé de la géologie qui nous entoure ce qu’elle nous apprend sur notre environnement, et sur notre société.

Sortie découverte de la baie de Cayola du 23/08

Nous avons commencé notre promenade avec le point de vue sur la baie de Cayola dont l’origine du nom à l’époque venait surement d’  « il y a des cailloux là « . Nous pouvons y observer l’une des plus grande dune de galet de France.

Entre ces galets, sont encore présents des madriers datant de l’an 1000, l’époque viking. En effet, ces restes de bois ressemblent tout à fait aux fondations d’un ancien port viking qui aurait été installé ici pour son accessibilité même à marré basse. Les galets étant plus stables que le sable cela permettait d’y construire des aménagements et de faire rouler la coque des bateaux sur la pente pour accoster et repartir plus rapidement.

Ce port aurait ensuite été repris par Richard cœur de Lion pour son usage personnel. Ce qui lui évitait d’amarrer au port de du seigneur de Talmont avec qui les relations étaient tendue.

Nous avons ensuite continué la marche sur le sentier littoral où nous avons pour observer plusieurs plantes côtières particulièrement bien adaptées à leur environnement entre autre :

  • L’immortelle safran
  • l’arroche de mer
  • la criste marrine

Enfin, nous avons également pu observer les différentes roches qui compose la côte dont les gneiss et micaschistes dont on peut voir les couches inclinées sur la photo ci dessous qui témoignent de la géologie montagneuse de l’époque du massif armoricain.