Archives de catégorie : Ateliers des Sentinelles

Sortie du 14 mai, Atelier macrophoto sur le terrain

Lundi 14 mai, les sentinelles ont (enfin) pu mettre en pratique leur talent de « macrophotographe », suite à l’atelier macrophoto présenté par Johny Lenormand en février.

 

A la recherche du modèle parfait à photographier

Un petit groupe de 7 personnes est donc parti dans les dunes du port, à la recherche de joli(e) petits modèles à immortaliser en photo.

En voici un petit échantillon :

Sedum album © C. Cauvin

Anacamptis pyramidalis © J.Lenormand

 

Tettigonidae (sauterelle) sur un Cistus salvifolius (plante protégée). © J. Guichard

Bravo à tous pour vos jolies photos!

Sortie du 23 mars, Découverte de Jard à Saint Vincent

Atelier Sentinelles du 23 mars 2018

Vendredi 23 mars, une vingtaine de Sentinelles se sont rejoints au parking de la maison Clémenceau à Saint-Vincent Sur Jard afin de découvrir les trésors que la côte nous réserve.

Après un retour historique devant la maison Clémenceau, les sentinelles ont pu chercher, telle une chasse au trésor, puis observer, avec grand intérêt, appuyé par les commentaires de Jack Guichard, les fossiles dissimulés dans les roches.

 

Retour sur l’histoire devant la maison Clémenceau          © J.Lenormand

Les sentinelles, captivés par les explications de Jack
© J.Lenormand

  Fossiles d’Ammonites © R.Barzic

Morceau de rostre de Belemnite © J.Lenormand

 

Tout en se promenant, et en liant l’utile à l’agréable, nous en avons également profité pour ramasser les déchets qui se trouvaient sur notre chemin!

 

Atelier « Balade découverte du Veillon à Bourgenay »

Atelier Sentinelles du 05 février 2018

Coup de projecteur sur l’Anse de la République

Par une belle après-midi ensoleillée, Jack Guichard et Céline Reuter ont fait découvrir à  60 sentinelles de l’estuaire l’histoire de l’anse de la République à Talmont, depuis l’époque lointaine où elle était peuplée de dinosaures, jusqu’au dernier millénaire où des hommes et des femmes y vivaient de la mer et de petit lopins d’une terre sableuse.

Jack Guichard, écouté par un public très attentif. Crédit photo : J.Lenormand

L’anse de la République, pourquoi ce nom ?                                                                           L’origine du nom de ce lieu, autrefois baptisé le grand Quézeau, vient de l’époque de la  révolution où un garde de la République y a installé sa cabane pour surveiller la côte contre les risques d’incursion anglaise, mais aussi y effectuer la douane et contrôler le fonctionnement des pêcheries.

Quand les dinosaures hantaient le Veillon.                                                                                         Il y a 200 millions d’années, on trouvait à cet endroit une vaste lagune en bord de mer. Des troupeaux d’Eubrontes, grands dinosaures bipèdes hauts de 3 m s’y promenaient tranquillement. En marchant, leurs deux pattes postérieures de 30 à 40cm de long s’enfonçaient dans la vase. Les empreintes de leurs trois doigts terminés par les griffes sont encore visibles sur des plateaux rocheux de la baie. D’autres dinosaures de la taille gros poulet, les Grallators, ont aussi laissé de petites empreintes de 4 à 5 cm moins bien visibles.

Un Eubrontes rencontre un Grallator dans la lagune. Dessin de J.Guichard

Empreinte d’Eubrontes fossilisée. Crédit photo J.Guichard

En déroulant son fil du temps et en mimant la course des dinosaures, Jack a démontré comment on pouvait connaître leur taille et leur mode de vie à partir de ces traces et a fait revivre ses spectateurs une époque où l’Amérique était encore rattachée à l’Europe…
Ce gisement d’empreinte est protégé et il est interdit d’y prélever des échantillons.

La vie traditionnelle dans l’anse de la République
Toute cette partie de la côte est découpée en petites parcelles de 10 à 30 m de côté : les conches. Elles sont entourées de levée de sable qui les protégeait du vent. La récolte du goémon, le sart, permettait d’amender les terres et d’y cultiver de la vigne, de l’ail, des oignons, des pommes de terre, des choux et des fraises. Ces conches ont été abandonnées avant la guerre. Aujourd’hui les chênes verts les ont envahi et l’érosion de la côte en a empoté quelques unes.
Les hommes et les femmes qui y vivaient complétaient leur nourriture par la pêche à pied lors des marées et certains par l’exploitation des pêcheries, les écluses à poissons encore bien visibles aujourd’hui sur ce littoral. Créées par les moines au XIIe siècle, ces pièges à poissons ont été abandonnés avant les années 70 et les murs de pierre se dégradent de plus en plus.

Pêcheries vues du ciel. Crédit photo : R.Barzic

Pour en savoir plus : « le littoral talmondais » par Jack Guichard, disponible à la Médiathèque Aliénor de Talmont.

Prochaine sortie des sentinelles :   lundi 16 février 14h la macrophoto (insectes et fleurs) théorie et pratique sur ministudio (par Johny Lenormand) : Rdv au local d’Estuaire

Atelier « fabrication de pièges à chenilles processionnaires »

Atelier Sentinelles du 18 janvier 2018

Atelier fabrication de pièges à chenilles processionnaires

Le jeudi 18 janvier, 3 sentinelles se sont retrouvées pour fabriquer des éco-pièges à chenilles processionnaires.  Cet atelier a permis de réaliser (non sans mal) 5 éco-pièges.

Les matériaux principaux utilisés pour la réalisation d’un piège.

Nous nous sommes ensuite réunit le samedi 20 janvier pour poser les pièges dans le jardin d’une des sentinelles, dont les pins maritimes étaient infestés de nids.

Ces pièges resteront en place jusqu’à fin avril, lorsque les chenilles auront toutes migré vers le sol et donc se seront faites prendre au piège. Les sacs seront alors récupérés et les chenilles éliminées.

Piège posé sur un des pins maritimes.

Un nouveau protocole avec le matériel utilisé cette année (plus standardisé) est disponible en cliquant ici. 

Si vous avez des questions concernant cet atelier, la fabrication des pièges, les chenilles processionnaires etc. n’hésitez pas à nous contacter par mail à sentinelle@estuaire .net ou par téléphone au 02-51-20-74-85.

Atelier « Visite-découverte pour présenter l’érosion de la falaise et de la dune »

Atelier Sentinelles du 22 janvier 2018

L’érosion du littoral, une visite-découverte des « sentinelles de l’estuaire »

Détachement progressif de blocs de falaises sur la plage du Veillon. Crédit photo : Johny Lenormand

Une quinzaine de « sentinelles de l’estuaire » se sont retrouvées par une belle après-midi ensoleillée, ce lundi 22 janvier, pour découvrir avec Jack Guichard et Céline Reuter les processus d’érosion de la côte talmondaise et de recul de la dune du Veillon.

Un groupe de Sentinelles, écoutant attentivement les explications de Jack Guichard.

Les falaises de granite, de gneiss et de schistes entre les Sables et Cayola résistent bien à l’érosion, tandis que les falaises calcaires surmontées de limons sablo-argileux de Bourgenay au Veillon se délitent en couches qui explosent sur l’effet des vagues accusant un recul moyen annuel de 25 cm, mais bien plus en certaines zones, en provoquant des effondrements du chemin des douaniers (voir la première photo).

Les observations effectuées sur le terrain ont permis de comprendre le rôle de la puissance des courants de houle et du déferlement des vagues qui sapent la base des falaises entraînant leur recul, tout comme celui de la dune.  Bien entendu les surcotes, qui peuvent atteindre 1,5 m, entraînent le recul le plus important du cordon dunaire. Des relevés sont effectués chaque mois par les « sentinelles de l’estuaire » pour vérifier, avec l’Université de Nantes, l’hypothèse selon laquelle la disparition en 2014-2016 du cordon dunaire qui fermait l’estuaire serait due à des tempêtes et une houle de sud-ouest en période de forts coefficient de marée, liés à une dépression atmosphérique importante.

Pour plus d’informations concernant le relevé du trait de côte, vous pouvez retrouver notre article sur la méthode utilisée sur notre site par le lien suivant : http://www.sentinelledelestuaire.fr/?p=488

Suite aux tempêtes, la dune du Veillon montre actuellement tous les aspects de l’érosion et du transport éolien du sable avec une augmentation de hauteur d’une partie de la dune et son extension vers l’Est repoussant le courant du chenal vers le milieu de l’estuaire. L’observation de l’importance du réseau racinaire des oyats permet de comprendre leur rôle pour le maintien du sable dans les zones exposées au vent.

Érosion de la dune due au vent et aux vagues. On voit bien ici les racines d’Oyats qui maintiennent un minimum la dune. Crédit photo – Jack Guichard

Merci à Robert, une sentinelle qui a réalisé un reportage photos de cette sortie. Vous pouvez le retrouver par le lien suivant, sur le blog « La gazette des Olonnes » : Reportage photo de l’érosion de la falaise du Veillon.

Vous pouvez rejoindre les « sentinelles de l’estuaire » en participant à notre prochaine sortie le 5 février à 14 h parking de la plage du Veillon pour une ballade découverte du Veillon à Bourgenay : traces de dinosaures et activités traditionnelles du littoral (pêcheries et conches).

Merci à Johny et Pascal pour leurs photos

dans la presse: Vendée Journal du 1/02/2018

Ballade découverte du bois du Veillon : environnement et légendes

Une quarantaine de « sentinelles de l’estuaire » se sont retrouvées lundi 4 décembre pour découvrir avec Jack Guichard les richesses environnementales et le patrimoine du bois du Veillon. Une ballade très appréciée qui leur a permis de découvrir l’évolution de la dune depuis sa création à la fin du XIXème siècle, la légende de la dame blanche, l’histoire du bois et des espèces qui le peuplent… et même l’oratoire caché au fond au bois.

Atelier Sentinelles : Initiation à l’identification des plantes de la dune de la Guittière

Atelier Sentinelles du 6 juin 2017

Atelier Sentinelles « Initiation à l’identification des plantes de la dune de la Guittière »

La dune de la Guittière représente un espace naturel d’une surface de presque 13 ha, sur la commune de Talmont-Saint-Hilaire. Ce terrain appartient à la commune mais sa gestion a été déléguée au Groupe Associatif Estuaire depuis 2007, via la signature de la convention « Dune et biodiversité », sous la forme d’un projet quinquennal. Cette convention a été renouvelée en 2013 pour 5 années supplémentaires.

La diversification des milieux au sein de cette dune permet d’accueillir de nombreuses espèces végétales caractéristiques de ces milieux (sol sableux, sous-bois, bord de chenal …)

Lors de cette atelier, notre balade nous a amenée à nous arrêter sur certaines d’entre elles. Vous trouverez ci-dessous un document les résumant.

Si vous êtes intéressez par l’identification des plantes voici quelques liens :

Documents utiles :

CR Initiation botanique

Atelier Sentinelles : Découverte des hyménoptères de la dune de la Guittière

Atelier Sentinelles du 23 mai 2017

Atelier Sentinelles « Découverte des hyménoptères de la dune de la Guittière »

Certaines espèces d’hyménoptères et plus particulièrement les abeilles solitaires sont essentielles à la pollinisation des plantes cultivées (fruits, légumes). Ces dernières bien que responsables de 80% de la pollinisation à l’échelle mondiale sont en déclin pour de multiples raisons. Les abeilles solitaires font leur nid dans des galeries naturelles ou artificielles dans lesquelles elles amassent pollen et nectar pour nourrir les larves qu’elles pondent. Leurs mandibules impressionnantes (photo) sont utilisées pour saisir ou découper différents matériaux (feuilles par exemple) pour confectionner leurs nids.

Dans le cadre de la convention quinquennale « Dune et Biodiversité » le GAE mène une étude sur les abeilles solitaires de la dune de la Guittière.

Documents utiles :

CR Hyménoptères

Guide des abeilles