• Marais

    Problème lié aux cormorans dans les marais

    Une riveraine des marais nous signale une nuisance environnementale qui sévit depuis le mois d’octobre 2014 dans la zone Natura 2000 des marais du Veillon. Deux propriétaires de marais ont installé deux canons effaroucheurs sur leur marais depuis le mois d’octobre jusqu’à aujourd’hui encore. Ce dispositif mis en place pour effrayer les cormorans, fonctionne sans discontinuer du lever du soleil au coucher et ce, tous les jours de la semaine.

    Réponse des sentinelles de l’estuaire : Le problème des cormorans sur les marais à poissons est récurent et génère parfois des conflits de voisinage. L’exploitant de marais est en effet démuni face à l’arrivée massive de cormorans avec la mauvaise saison. Sans préjugé du bien fondé du tir au fusil (limité et réglementé), de la relative difficulté de la pose de fils de protection, l’effarouchement sonore peut sembler une solution opportune.
    Interrogés par une riveraine de marais gênée par la répétition continue des détonations, nous avons apporté les précisions suivantes, suggérant qu’un accord entre chaque partie intervienne avant tout autre forme d’issue.
    L’usage des canons effaroucheurs fait l’objet d’un arrêté préfectoral :
    Arrêté préfectoral n°98-DRLCE/4-303 consultable sur le site de la Préfecture de la Vendée

     ARTICLE 11 : L’emploi des appareils sonores utilisés pour la protection des cultures doit être restreint aux quelques jours durant lesquels les cultures doivent être sauvegardées avant la récolte.
    Leur implantation ne peut se faire à moins de 250 mètres d’une habitation ou d’un local régulièrement occupé par un tiers. Cette distance est réduite à 150 mètres dans le cas des appareils d’effarouchement ou de bruitage acoustique.
    Le nombre de détonations par heure pourra, en cas de besoin, être fixé de manière individuelle par le Maire, sur avis technique de l’autorité sanitaire.
    Leur fonctionnement est interdit du coucher du soleil au lever du jour.

    Qui plus est, l’usage de canons effaroucheurs sur le marais en mars peut être assimilé à une perturbation certaine, au regard de la nidification des oiseaux.
    Cette infraction est évoquée dans le Code de l’Environnement et punie sévèrement ; d’autant qu’en marais salés talmondais nous sommes sur des sites classés ou inscrits et en Natura 2000.
    Les agents de l’ONCFS comme de l’ONEMA ont alors pouvoir de verbaliser !

  • Chenal

    Peut-on pêcher dans le chenal ?

    « Mon fils habite la Guittière et il désire m’emmener pécher avec une canne et une plombée dans le chenal au niveau du grand parking avant les ostréiculteurs. Y-a t’il une réglementation ?  La pêche est elle autorisée »

    Réponse des sentinelles : Suite à votre message concernant la pêche dans l’estuaire : oui et non.

    La partie de l’estuaire sur le chenal de l’Ile-Bernard située à droite dans l’axe de la rue du Port relève du Domaine Public Maritime ; à gauche du régime fluvial avec pour propriétaire du fond, le riverain jusqu’en milieu de cours d’eau ; l’eau restant publique. L’accès par la berge est donc privé et a priori, le propriétaire peut s’y opposer dans l’absolu. Toutefois, la parcelle concernée est communale ; son accès n’est donc pas restreint.
    Concernant le DPM, la pêche à la ligne y est autorisée, si elle n’est pas faite sur les concessions ostréicoles
    Par contre les engins de pêche sur DPM peuvent être limités. Ce n’est pas le cas pour le matériel que vous évoquez.
    Je vous engage cependant à être prudent sur un autre aspect, quelque soit le site où vous souhaitez pêcher : la taille minimale de capture définie par l’arrêté du 29 janvier 2013 (soit 23 cm pour la daurade royale, 30 cm pour le bar moucheté et les mulets et 42 cm pour le bar commun). En dessous, les prises doivent être normalement relâchées. Dans la pratique, et bien que les poissons présents peuvent atteindre et dépasser ces tailles, beaucoup de gens les capturent sous taille (et très largement) ; les contrôles étant à ce jour inexistants. Combien même je comprends cette situation, il ne m’appartient pas de la promouvoir.
    Pour plus de renseignements, je vous invite à nous rencontrer, les bureaux d’Estuaire étant à l’angle de la rue de Louza et de l’impasse St Henri Dorie.