La piéride de l’Aubépine, ou le « Gazé »

Un Gazé sur un Trifolium pratense © S. Varizat

Le Gazé ou Aporia Crataegi tire son nom de l’aspect de ses ailes qui ressemblent à de la gaze, une étoffe légère, ajourée et transparente. Aussi appelée Piéride de l’aubépine du fait que les chenilles vivent en groupe sur l’Aubépine, le Prunellier ainsi que sur divers arbres fruitiers, elles passent l’hiver en société sous une toile de soie. Avec une envergure de 58 à 66 mm, il est l’une des plus grande Piérides de France avec la Piéride du Chou.

Il se reconnaît facilement par l’absence totale de dessins alaires, le bout des antennes blanches, ainsi qu’à ses nervures noires. La femelle est plus terne que le mâle, avec les ailes antérieures plus translucides.

Le gazé ne donne qu’une seule génération annuelle, s’étalant de Mai à Juillet. Autrefois très commun, et souvent nuisible aux vergers, le Gazé tend de nos jours à se raréfier. Certes ce papillon est connu pour ses déconcertantes fluctuations d’effectifs, au point de pouvoir devenir introuvable là où il abondait, et de réapparaître là où il avait disparu, mais les causes majeures de sa régression ne lui sont pas spécifiques car elles touchent et impactent l’ensemble de notre entomofaune (pesticides, urbanisation, pollutions, pratiques agricoles et forestières, etc.).

 

Merci à Yanick pour son article!

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