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Echouage massif de lievres de mer sur la plage du Veillon

Le 2 novembre beaucoup de gens ont observé des centaines de lièvres de mer, ou Aplysie, échoués au milieu des algues sur le plage du Veillon. Il ne s’agit pas d’une pollution, mais d’une mort naturelle. En effet en octobre nous avions observé des lièvres de mer en train de pondre. Or, après la ponte, ces animaux cessent de s’alimenter et meurent. Cela explique cet échouage massif que l’on rencontre souvent à cette saison sur les plages.

Balade de Jack sur la pointe du Payré

Une douzaine de personnes ont bravé la canicule ce lundi 6 aout avec Jack Guichard pour profiter des ombrages de la forêt et du point de vue sur le large depuis le sentier des douaniers. La balade s’est poursuivit au dessus de la falaise où ont été évoqués les problématique d’érosion et du recul de la falaise, mais aussi l’histoire géologique de cette frontière entre le massif armoricain et le bassin aquitain avec la célèbre discordance angulaire. Le chemin se continue sur un platelage en bois guidant les marcheurs et limitant les impacts de piétinement. L’arrivée à la pointe du Payré offre une vue large de l’entrée de l’estuaire et sur la dune du Veillon, mais aussi sur les grottes et leur exploitation passée.

 

Avec le printemps, le gazon d’olympe fleurit les falaises de Cayola

Avec le printemps, être sentinelle de l’estuaire, consiste aussi à signaler la floraison de jolies plantes de la côte. En ce moment  les falaises de Cayola, côté corps de garde, sont couvertes de gazon d’olympe en fleur. Son nom scientifique est Armérie maritime (Armeria maritima). Elle est aussi appelée oeillet marin. C’est une plante en coussinet avec de jolies fleurs en boules roses, et avec de fines feuilles allongées qui forment un tapis comme du gazon en haut de la falaise. Son nom vient du celte ar mor, au bord de mer. Ces falaises sont régulièrement aspergées par les embruns, soumises aux vents violents. Aussi les plantes doivent supporter des concentrations de sel considérables, résister à la fois aux tempêtes d’hiver et à la sécheresse de l’été, d’où leurs petites feuilles épaisses et la forme en boule que prennent les plantes pour réduire la surface des feuilles exposée aux vents.

Le vent a bien attaqué la dune du Veillon cet hiver

Après l’érosion marine qui avait emporté plusieurs centaines de mètres de dunes en 2015 et 2016, cet hiver ce sont les vents de tempête d’ouest-nord-ouest qui ont attaqué ce qui restait de la dune du Veillon. Comme on le remarque en comparant ces vues aériennes de Robert Barzic prises en mai 2016 et début février 2018, l’érosion éolienne a raboté tout le flan sud de la dune côté plage et son sable a recouvert le lisière du bois du Veillon et surtout la dune grise coté anse du Payré, remblayant aussi l’anse qui se trouve à l’arrière, en repoussant le cours principal du chenal vers le centre de l’estuaire, et en créant un embryon de dune orienté vers le nord à son extrémité…

évolution de la dune du Veillon de 2014 à fev 2018 ©Robert Barzic

mai 2016 (© Robert Barzic)

 

 

fev 2018 (© Robert Barzic)

 

 

Vent malin…

Non il n’y a aucune sorcellerie qui a creusé cette étrange cavité circulaire de la dune qui nous est signalée par notre ami Johny.
Située à l’extrémité du cordon dunaire elle est probablement due à un double phénomène:
arrivée dans la partie supérieure du sable arraché à la dune par le vent venant du nord-ouest, donc de derrière, formation de sable arraché à la dune et non stabilisée qui s’est effondrée (on voit encore des fissures qui présagent un nouvel éboulement,
puis mouvement tourbillonnant du vent, classique après un obstacle (ici la dune) qui forme cette cavité circulaire. La vision du phénomène est accentué par l’ombre latérale portée par le soleil assez bas sur l’horizon et qui éclaire latéralement ce côté de la dune.

Encore quelques rafales de vent et… trois jours plus tard le trou s’est comblé…

Etrange découverte?

Une sentinelle a observé ces étranges animaux accrochés à cette bouée rejetée sur la page du Veillon.

Ce sont des Anatifes (Lapas anatifera) : de curieux crustacés cirripèdes, dont le corps de 5 cm de long est entouré de 5 plaques blanc grisé. Leur pédoncule  de 10 à 20 cm de long s’accroche solidement aux objets flottants et aux coques de bateau. Il se nourrissent de plancton grâce à des cirres, de petits filaments noirs qu’ils laissent sortir quand ils sont en pleine eau.

 

un cadavre de tortue Luth à la Guittière

Un cadavre de tortue Luth a été découvert en début de semaine dernière sur la plage du port de la Guittière. Les services techniques de la mairie sont intervenus et ont enfouis le cadavre en haut de plage, à très faible profondeur, en zone submersible par la marée en bordure de zone ostréicole. Dimanche, une partie du cadavre était déjà à découvert à cause de chiens qui avaient creusé le sable. Après signalement du problème lundi par l’association, le cadavre a été enlevé immédiatement par les services techniques. Plus de détails seront donnés sur le devenir de la tortue prochainement.
photo de Jean-Pierre Forest qui a découvert et signalé l’évènement

Afin de ne pas laisser ce genre de “malentendu” se reproduire, nous devons développer notre réseau de sentinelles de l’environnement, et pour toute découverte d’échouage, de prévenir les sentinelles de l’estuaire  au plus vite par mail à sentinelle@estuaire.net  ou au 02 51 20 74 85. Ainsi, nous préviendront les autorités compétentes et nous vous donneront des nouvelles de la suite de l’évenement sur notre site internet.

Lors de la découverte d’un animal échoué mort pou blessé, qu’il s’agisse d’un mammifère marin, ou dans ce cas, d’une tortue marine :
– Ne surtout pas manipuler l’animal.
– Essayer de relever les informations essentielles et si-possible prendre des photos : signalez le lieu, l’espèce, la taille et son état
Prévenir les sentinelles de l’estuaire à sentinelle@estuaire.net  ou au 02 51 20 74 85. Nous mettrons immédiatement en place la procédure et préviendront les autorités compétentes. Si vous en pouvez pas nous joindre prévenez : VMS Pelagis (ouvert 7j/7) au 05-46-44-99-10. Ainsi une personne habilitée à intervenir se rendra au plus vite sur les lieux pour examiner l’animal. L’animal sera alors analysé afin de connaître les causes de sa mort et d’effectuer divers relevés scientifiques. Ensuite, le cadavre sera incinéré en centre d’équarissage.

L’examen de l’animal échoué est obligatoire avant son élimination, il doit être effectué par une personne mandatée* car le transport et toutes autres interventions sur les mammifères marins sont réglementés par la loi. *(Les autorisations sont délivrées par PELAGIS sous la tutelle du Ministère en charge de l’Ecologie).

En effet, la Tortue Luth est une espèce en “Danger critique d’extinction”, il est donc important d’analyser et de comprendre les causes précises de la mort de certains individus (les individus sont souvent affaiblie dû à la présence de plastique dans leur tube digestif).

 

Après les tempêtes, les échouages de mammifères marins se multiplient

Après les dauphins, des phoques arrivent sur nos côtes de vendée. Après le petit animal échoué mardi à Noirmoutier, un autre a été repéré jeudi à La Tranche-sur-Mer. Un jeune phoque échoué sur la plage des Générelles via @ouestfrance
C’est un phénomène fréquent en cette période de l’année. Après celui retrouvé à Noirmoutier, un petit phoque, sans blessure apparente, s’est échoué sur la plage des Générelles à La Tranche-sur-Mer, jeudi vers 16 h.
Sur place, les pompiers ont indiqué aux curieux de ne pas toucher l’animal, qui allait repartir tranquillement avec la marée après s’être reposé et avoir repris des forces.

Si vous repérez un échouage, signalez le immédiatement par mail à sentinelle@estuaire.net  ou au 02 51 20 74 85 qui annoncera l’évènement sur son site et préviendra immédiatement le CRMM. Vous pouvez aussi le signaler au CRMM au 05 46 44 99 10.