Avec le printemps, le gazon d’olympe fleurit les falaises de Cayola

Avec le printemps, être sentinelle de l’estuaire, consiste aussi à signaler la floraison de jolies plantes de la côte. En ce moment  les falaises de Cayola, côté corps de garde, sont couvertes de gazon d’olympe en fleur. Son nom scientifique est Armérie maritime (Armeria maritima). Elle est aussi appelée oeillet marin. C’est une plante en coussinet avec de jolies fleurs en boules roses, et avec de fines feuilles allongées qui forment un tapis comme du gazon en haut de la falaise. Son nom vient du celte ar mor, au bord de mer. Ces falaises sont régulièrement aspergées par les embruns, soumises aux vents violents. Aussi les plantes doivent supporter des concentrations de sel considérables, résister à la fois aux tempêtes d’hiver et à la sécheresse de l’été, d’où leurs petites feuilles épaisses et la forme en boule que prennent les plantes pour réduire la surface des feuilles exposée aux vents.

Des insectes, dans ma fenêtre?

L’abeille à l’oeuvre dans une de ses galeries © F.Faurat

 

Hier, une Sentinelle nous a fait parvenir cette photo d’insecte et de ses drôles de petites larves qu’il avait pondu dans la rainure d’une fenêtre!

Il s’agit en fait d’une abeille solitaire qui y a construit son nid. En effet, contrairement à l’abeille domestique classique, les abeilles solitaires sont plus méconnues du grand public. Pourtant il en existe de nombreuses espèces, et elles sont tout aussi importantes que les abeilles domestiques au niveau de la pollinisation et donc de la biodiversité.

Quand le printemps arrive, les abeilles solitaires pondent leurs œufs dans des cavités en tous genres, que ce soit dans le sol (ce sont les abeilles ou les guêpes fouisseuses), dans les cavités murales, dans une branche ou dans tout autre trou qu’elles trouvent. Elles déposent ensuite une réserve de nourriture à côté de chaque œuf pondu (souvent du pollen ou du nectar), qui servira de premier repas à la larve qui éclora. Une fois un œuf pondu et la réserve mise à côté, elle cloisonne la cellule à l’aide de différents substrats (terre, sable, végétaux…), puis elle recommence le scénario pour construire un nid composé de plusieurs cellules.

Zoom sur les œufs entourés de pollen, leur futur premier repas! © F.Faurat

Sur la photo, on distingue très bien les œufs, entourés de pollen. L’abeille a d’ailleurs commencé à cloisonner sa galerie avec ce qui est vraisemblablement du sable.

Les abeilles solitaires ne sont pas agressives et n’ont aucune raison de sacrifier leur vie en vous piquant, sauf en cas de dérangement intense. Nous vous conseillons donc de ne pas détruire leurs nids. Au contraire, suivez l’avancement du nid et profitez du beau spectacle que la nature vous offre!

Vous pouvez également poser des nichoirs à hyménoptères dans vos jardins, si vous souhaitez plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter, nous vous informerons sur les différentes possibilités avec plaisir!  De plus, des nichoirs à hyménoptères sont posés à titre expérimental dans les dunes du port de la Guittière, nous vous invitons à venir les observer, (mais attention à ne pas les déranger!).

Si vous aussi vous avez de petits hôtes dans vos fenêtres ou dans vos murs, n’hésitez pas à nous envoyer des photos à sentinelle@estuaire.net !

Nous avons besoin de vous!

Dans le cadre d’un appel à projet du ministère de la transition écologique, notre projet a été retenu! Afin d’aller plus loin et que notre projet soit retenu pour le financement, nous avons besoin de vos votes. Alors allez voter pour ce joli projet en cliquant ici.

Vous vous êtes toujours demandé ce qu’il se passait dans votre jardin en votre absence? Qui y habitait? Ce qu’ils y faisaient? Si nous réussissons à faire financer le projet vous aurez l’occasion de découvrir la vie secrete de votre jardin!

En effet, si notre projet se réalise, nous équiperons 1000 jardins Vendéens de pièges photos, à tour de rôle, afin d’y observer la biodiversité insoupçonnée qui s’y trouve de jour, comme de nuit!

En effet, le but étant de faire prendre conscience à chacun que le jardin est un espace partagé avec la biodiversité, et qu’il est possible et indispensable de faire évoluer les pratiques afin de favoriser celles-ci.

Ce projet s’inscrit dans le programme « Vendée participative » du GAE, qui a déjà touché presque 1% des familles vendéennes en 2017, et qui compte bien continuer dans cette dynamique !

Merci pour votre soutien et n’hésitez pas à partager ce projet autour de vous, plus vous partagez, meilleures seront nos chances de gagner !

 

Échouage de dauphin à Saint-Vincent Sur Jard

Mercredi 4 avril, Christian, une sentinelle, nous a signalé un cadavre de dauphin échoué sur la plage face à la Maison Clémenceau. PELAGIS a été prévenu et a identifié l’animal (qui n’avait plus de tête..). Les services municipaux de Saint-Vincent sur Jard ont également été prévenu pour venir récupérer le cadavre.

Cadavre du dauphin retrouvé mercredi 4 avril. © C.Cauvin

Triste découverte sur la plage des grottes pointe du Payré

Ce dimanche, nous avons fait une bien triste découverte sur la plage des grottes après la pointe du Payré : deux Dauphins communs échoués et un Fou de Bassan.

L’observatoire PELAGIS a été contacté par nos soins, les deux dauphins avaient déjà été signalés mais l’accès aux cadavres étant trop compliqué pour les services municipaux, ils resteront sur place (un des deux a sans doute été enterré mais la marée l’avait déjà mis à découvert). En effet, les deux individus, au vu de leur état de décomposition, sont présents sur la plage depuis déjà un certain temps.

Un des deux dauphins échoué sur la plage des grottes.    

Deuxième dauphin échoué, à moitié désensablé.

Le fou de bassan quant à lui ne devait pas être échoué depuis longtemps. L’oiseau n’était pas bagué, par contre une de ses ailes était malheureusement prise dans un filet, cause possible de sa mort?

Fou de bassan échoué, avec son aile gauche prise dans un filet.

 

Nettoyage de la plage du Veillon avec Airbus Saint Nazaire

Vendredi 23 mars 2018, lors de leur séminaire aux Jardins de l’Atlantique, prêt de 200 cadres du groupe Airbus Saint-Nazaire ont participé à une action caritative.

La moitié d’entre eux sont restés aux Jardins de l’Atlantique afin de réaliser une action avec Les Restos Du Coeur, tandis que l’autre moitié nous a suivi sur la plage du Veillon, avec l’association Les Mains Dans Le Sable, afin d’effectuer un nettoyage de plage, de la dune du Veillon à la plage de la République.

Malgré la pluie, les participants n’ont pas perdu de leur motivation et se sont attaqués aux déchets de la plage!

Cette matinée a été l’occasion, non seulement de nettoyer la plage des déchets rejetés par la rivière et par la mer, mais également de faire prendre conscience de la responsabilité de tout citoyen sur le rejet de ces déchets, et de sensibiliser sur notre mode de consommation, afin d’agir à la source du problème, c’est à dire réduire le nombre de déchets que nous produisons.

Au bout d’une heure de ramassage, c’est pas moins de 170 kg de déchets qui ont été ramassés par les participants!

Nous les remercions pour leur motivation et leur action positive pour la biodiversité!

Échouage en masse de dauphins sur la côte vendéenne depuis le début de l’année

Vous en avez sans doute déjà entendu parlé durant ces derniers jours, ailleurs que par les « Sentinelles de l’Estuaire ». Depuis le début de l’année, un nombre très important de dauphins, en majorité des Dauphins communs, se sont échoués sur nos côtes. Vous le savez maintenant, en cas de découverte d’un animal échoué, qu’il faut immédiatement contacter l’Observatoire PELAGIS, qui font divers études sur les mammifères marins, dont sur les causes de ces nombreux échouages.

Femelle gestante de Dauphin commun échouée sur la plage des Goffineaux, avec des traces de prises dans un engin de pêche (trou d’usage d’une gaffe et queue coupée sans doute pour dégager l’animal du filet).

Sur l’année 2017, c’est plus de 800 dauphins qui s’étaient échoués sur la façade Atlantique française, dont plus de 60% sur les départements de la Vendée et de la Charente-Maritime. (Observatoire PELAGIS, 2017). Or, toujours d’après PELAGIS, dans 90% des cas, les animaux montraient des traces caractéristiques de captures dans des filets de pêche.

Ce phénomène n’est pas anodin puisqu’il correspond à plus de 30 fois au niveau normal d’échouages sur les côtes françaises.

Il est donc important de chercher et surtout de trouver des solutions, en concertation avec les pêcheurs. Il ne s’agit pas non plus de pointer du doigt tout un métier, mais plutôt des techniques de pêche, qui doivent à terme s’inscrire dans la philosophie actuelle de gestion durable des écosystèmes marins et de leurs resources.

Voici différents liens, d’ou sont tirés nos informations, si vous voulez en savoir plus sur le sujet.                                                        * Pêche au bar et échouages de dauphins en Charente et Vendée                                                        * Lien Sea Shepherd

Autres sources : L’œillet des dunes de Ré Nature Environnement