La Linaire des sables, petite plante discrète des dunes.

 

Linaria arenaria, © Johny Lenormand

 

Entre mai et septembre, ouvrez bien les yeux et peut être aurez-vous la chance d’apercevoir la Linaire des sables, Linaria arenaria ! Cette petite fleur jaune, endémique au littoral occidental, est assez rare et discrète. Protégée à l’échelle régionale, la Linaire est une plante fragile et son aire générale est très réduite.

Elle mesure au maximum 15 cm et ne vit que quelques mois dans l’année. Cette petite plante apprécie particulièrement les zones de sable remuées et fréquentées. Vous pourrez l’observer dans les Dunes du port de la Guittière.

Petite astuce : jetez un coup d’œil au voisinage des terriers de lapins.

La piéride de l’Aubépine, ou le « Gazé »

Un Gazé sur un Trifolium pratense © S. Varizat

Le Gazé ou Aporia Crataegi tire son nom de l’aspect de ses ailes qui ressemblent à de la gaze, une étoffe légère, ajourée et transparente. Aussi appelée Piéride de l’aubépine du fait que les chenilles vivent en groupe sur l’Aubépine, le Prunellier ainsi que sur divers arbres fruitiers, elles passent l’hiver en société sous une toile de soie. Avec une envergure de 58 à 66 mm, il est l’une des plus grande Piérides de France avec la Piéride du Chou.

Il se reconnaît facilement par l’absence totale de dessins alaires, le bout des antennes blanches, ainsi qu’à ses nervures noires. La femelle est plus terne que le mâle, avec les ailes antérieures plus translucides.

Le gazé ne donne qu’une seule génération annuelle, s’étalant de Mai à Juillet. Autrefois très commun, et souvent nuisible aux vergers, le Gazé tend de nos jours à se raréfier. Certes ce papillon est connu pour ses déconcertantes fluctuations d’effectifs, au point de pouvoir devenir introuvable là où il abondait, et de réapparaître là où il avait disparu, mais les causes majeures de sa régression ne lui sont pas spécifiques car elles touchent et impactent l’ensemble de notre entomofaune (pesticides, urbanisation, pollutions, pratiques agricoles et forestières, etc.).

 

Merci à Yanick pour son article!

Journée nature de Talmont Saint-Hilaire

Ce dimanche 3 Juin 2018 se tenait à Talmont-Saint-Hilaire la 2° édition de la Fête de la Nature. Au programme, célébration de la nature via la présentation de produits locaux d’origine biologique, de conseils jardinage, mais également de jeux et d’expositions artistiques.

Investie dans la préservation de la biodiversité et dans l’éducation à l’environnement, le Groupe Associatif Estuaire ne pouvait pas manquer ce rendez-vous. Vous avez ainsi pu rencontrer Céline, Clarysse et Adeline qui vont ont présenté quelques-unes des actions menées par les membres et les bénévoles de l’association, notamment l’étude des populations de hérissons, de vers-luisant et de bourdons.

Clarysse et Céline, attendant les nombreux visiteurs sur leur stand

La journée a également été ponctuée par une déambulation dans les rues de Talmont, animée par Clarysse et Damien (responsabe des espaces verts de Talmont-Saint-Hilaire) à la découverte de l’exposition photo « Sauvages des Rues » que vous pouvez découvrir jusqu’au 28 juin. A l’honneur, les « mauvaises » herbes si peu estimées et pourtant si importantes.

Clarysse et Damien, écoutés attentivement par leur public

Succès garantit pour cette journée ensoleillée, avec plus de 1600 visiteurs amoureux de la nature … rendez-vous l’année prochaine !

 

Merci à Adeline pour son article!

L’Oeillet des dunes, la perle rare du littoral

Oeillet des dunes – Dianthus gallicus. Merci à Johny Lenormand pour sa magnifique photo

En vous promenant dans les dunes du port ou sur le littoral Talmondais, vous remarquerez en ce moment une jolie petite fleur rose, il s’agit de l’Oeillet des dunes, Dianthus gallicus en latin. Rassurez-vous, vous avez encore le temps pour l’observer, elle peut rester en fleur jusque début septembre.

Approchez-vous et profitez de son parfum agréable, mais attention, ne la touchez qu’avec les yeux car cette petite plante est protégée au niveau national, il est donc interdit de la cueillir.

En effet, elle est endémique (uniquement présente) sur les côtes atlantiques françaises. Malgré le fait qu’elle soit encore assez présente sur le littoral, elle est victime de la dégradation des habitats dunaires et de son succès par la cueillette abusive.

 

Avec le beau temps, la Libellule déprimée émerge de nos mares !

Libellula depressa mâle (© S. Varizat)

Libellula depressa ou aussi appelée libellule déprimée, est une libellule très commune en France. On la trouve près des eaux calmes et ensoleillées, particulièrement aux mois de mai et de juin mais elle est observable jusqu’à septembre.

Son nom lui vient de son abdomen reconnaissable par sa largeur et son aspect aplati. Les mâles, à l’abdomen bleu clair, sont territoriaux et gardent jalousement le point d’eau dans lequel ils ont élu domicile. Les femelles, elles, possèdent un corps jaune. Attention cependant, les jeunes libellules immatures ressemblent à la femelle quels que soient leur sexe !

Cette libellule est très endurante et est capable de voler loin de son lieu de naissance, il n’est donc pas rare de les observer à bonne distance des points d’eau habituels.

 

(Merci à Line pour son article! )

Avec le printemps, le gazon d’olympe fleurit les falaises de Cayola

Avec le printemps, être sentinelle de l’estuaire, consiste aussi à signaler la floraison de jolies plantes de la côte. En ce moment  les falaises de Cayola, côté corps de garde, sont couvertes de gazon d’olympe en fleur. Son nom scientifique est Armérie maritime (Armeria maritima). Elle est aussi appelée oeillet marin. C’est une plante en coussinet avec de jolies fleurs en boules roses, et avec de fines feuilles allongées qui forment un tapis comme du gazon en haut de la falaise. Son nom vient du celte ar mor, au bord de mer. Ces falaises sont régulièrement aspergées par les embruns, soumises aux vents violents. Aussi les plantes doivent supporter des concentrations de sel considérables, résister à la fois aux tempêtes d’hiver et à la sécheresse de l’été, d’où leurs petites feuilles épaisses et la forme en boule que prennent les plantes pour réduire la surface des feuilles exposée aux vents.

Des insectes, dans ma fenêtre?

L’abeille à l’oeuvre dans une de ses galeries © F.Faurat

 

Hier, une Sentinelle nous a fait parvenir cette photo d’insecte et de ses drôles de petites larves qu’il avait pondu dans la rainure d’une fenêtre!

Il s’agit en fait d’une abeille solitaire qui y a construit son nid. En effet, contrairement à l’abeille domestique classique, les abeilles solitaires sont plus méconnues du grand public. Pourtant il en existe de nombreuses espèces, et elles sont tout aussi importantes que les abeilles domestiques au niveau de la pollinisation et donc de la biodiversité.

Quand le printemps arrive, les abeilles solitaires pondent leurs œufs dans des cavités en tous genres, que ce soit dans le sol (ce sont les abeilles ou les guêpes fouisseuses), dans les cavités murales, dans une branche ou dans tout autre trou qu’elles trouvent. Elles déposent ensuite une réserve de nourriture à côté de chaque œuf pondu (souvent du pollen ou du nectar), qui servira de premier repas à la larve qui éclora. Une fois un œuf pondu et la réserve mise à côté, elle cloisonne la cellule à l’aide de différents substrats (terre, sable, végétaux…), puis elle recommence le scénario pour construire un nid composé de plusieurs cellules.

Zoom sur les œufs entourés de pollen, leur futur premier repas! © F.Faurat

Sur la photo, on distingue très bien les œufs, entourés de pollen. L’abeille a d’ailleurs commencé à cloisonner sa galerie avec ce qui est vraisemblablement du sable.

Les abeilles solitaires ne sont pas agressives et n’ont aucune raison de sacrifier leur vie en vous piquant, sauf en cas de dérangement intense. Nous vous conseillons donc de ne pas détruire leurs nids. Au contraire, suivez l’avancement du nid et profitez du beau spectacle que la nature vous offre!

Vous pouvez également poser des nichoirs à hyménoptères dans vos jardins, si vous souhaitez plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter, nous vous informerons sur les différentes possibilités avec plaisir!  De plus, des nichoirs à hyménoptères sont posés à titre expérimental dans les dunes du port de la Guittière, nous vous invitons à venir les observer, (mais attention à ne pas les déranger!).

Si vous aussi vous avez de petits hôtes dans vos fenêtres ou dans vos murs, n’hésitez pas à nous envoyer des photos à sentinelle@estuaire.net !