• Actualités

    Biolit continue !

    Hier, une dizaine de Sentinelles se sont à nouveau rendus à l’anse de la République pour étudier les algues et les bigorneaux : dans le cadre de notre partenariat avec l’association Planète Mer, nous mettons en oeuvre un programme de sciences participatives nommé Biolit. Le suivi réalisé vise à contribuer à analyser le problème de diminution des algues brunes, et les liens avec les populations des mollusques associés. Cette diminution des algues est nettement à l’oeuvre sur notre site, mais c’est une dynamique que l’on observe même à échelle Européenne. Ce programme nous permet donc de suivre l’état de santé de notre écosystème, de comparer son évolution avec d’autres sites et de contribuer à la recherche scientifique. En même temps, cela permet aux bénévoles de comprendre le fonctionnement de l’estran, apprendre à reconnaitre la faune et la flore, et comprendre comment mettre en oeuvre un protocole scientifique. Celui-ci est simplifié et très bien expliqué, ce qui permet à tout un chacun de se l’approprier et de participer !

    Hier donc, nous avons poursuivi le travail commencé lors de la venue de l’animateur Biolit le mois dernier : nous avons fini les relevé de la première zone et même étudié une deuxième ! On a pu voir que le fucus vésiculeux, qui est à priori l’algue dominante ici, héberge un grand nombre de gibbules ombiliquées, mais aussi des gibbules monodontes, que l’on a appris à différencier, ainsi que des patelles et des bigorneaux. Un grand merci à nos bénévoles pour leur implication et leur courage face à cette heure matinale et au vent marin !

  • Actualités,  Observation des sentinelles

    Biolit – Algues Brunes et Bigorneaux

    Ce lundi matin, les Sentinelles se sont réunies à l’Anse de la République à l’occasion du lancement du partenariat entre Estuaire et l’association Planète Mer, pour la mise en oeuvre du programme Biolit. Il s’agit d’un programme de sciences participatives sur la BIOdiversité du LITtoral, mené sous la responsabilité du MNHN qui vise à permettre au plus grand nombre de contribuer aux suivis environnementaux sur nos littoraux. En effet, cela permet de fournir des données robustes aux scientifiques grâce à la mise en oeuvre d’un protocole simple. En même temps, les participants apprennent à observer leur environnement, reconnaitre les espèces, et suivre l’évolution d’un site. C’est l’action algues brunes et bigorneaux qui a été mise en place aujourd’hui. Cette action a été créée à la suite d’un constat de la régression généralisée des algues brunes sur les estrans à échelle européenne. Cette tendance est valable sur notre site de la République où de nombreux témoignages soulignent la régression de ces algues. Il s’agit donc d’observer les algues et des gastéropodes associés pour mieux comprendre les facteurs à l’origine de cette disparition et les effets sur l’écosystème. Pour cette sortie, Tristan Dimeglio, animateur chez Planète Mer, est venu spécialement afin de nous former à la mise en place de ce protocole. Il a souligné que ce site est particulièrement intéressant puisqu’il se situe dans une zone ciblée par la Directive Cadre sur l’Eau mais qu’aucun suivi n’a encore été mis en place. Il existe une zone de suivi plus au nord et une plus au sud, notre travail permettra donc de fournir des données sur un secteur qui n’est pas encore renseigné mais qui est porteur d’enjeux ! Pour ceux qui n’ont pas pu venir aujourd’hui, rassurez vous, vous pourrez participer aux prochaines sorties : il y en aura une par saison environ !

    Vous pouvez retrouver des précisions sur ce programme sur le site internet du programme biolit : https://www.biolit.fr/ , ainsi que les autres programmes auxquels vous pouvez prendre part, notamment celui sur les échouages.

     

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    « La Guittière, port ostréicole » dans la série « les sentiers du littoral »

    Les Sentinelles de l’Estuaire vous présentent dans la série « Les Sentiers du Littoral » le port ostréicole de la Guittière à Talmont-Saint-Hilaire. Jack Guichard et des ostréiculteurs, dont Patrick Guyau, vous content l’histoire de l’huitre dans ce petit port et le métier d’ostréiculteur. Avec des images de Thierry Perchat , Jérémy Lenormand. Réalisation Johny Lenormand.
  • Actualités,  Observation des sentinelles

    Cas de grippe aviaire, la situation en Vendée

    Récemment, plusieurs observateurs ont découvert des oiseaux sauvages morts au court de leur promenades. Que faire alors dans pareille situation ?

    Actuellement, de nombreux cas d’influenza aviaire (aussi appelée grippe aviaire) ont été recensés en Vendée (97 signalements depuis mai dernier), le virus responsable, H5N1 continu de circuler de manière virulente parmi l’avifaune sauvage. Cette situation préoccupante, qui risque de s’installer dans le temps, a conduit à la publication d’un arrêté préfectoral et au placement du département de la Vendée en zone de contrôle temporaire (ZCT).

    Si lors de vous promenades vous trouvez un oiseau sauvage mort ou affaibli, surtout n’y touchez pas ! Le virus H5N1 est hautement pathogène. Même si, actuellement aucun signalement n’a été fait de cas de transmission à l’humain, d’autres souches de virus de type A sont capables d’infecter l’être humain (cas de la grippe porcine par exemple) la prudence reste donc de mise.

    Les oiseaux les plus sensibles sont ceux qui fréquentent les points d’eaux pour se reposer ou se nourrir : canards et oies, râles et foulques, mouettes et goélands ou encore hérons et aigrettes.

    L’arrêté préfectoral préconise de contacter votre mairie pour signaler votre observation et la position GSP exacte.  Les services de la mairie recueilleront alors vos coordonnées et l’adresse/le lieu où le ou les oiseaux morts ont été trouvés et prendront contact avec l’Office Français de la Biodiversité (OFB). Le signalement de ces observations est primordial car il permet de prévenir au mieux les risques d’épidémies au sein des élevages et de maintenir un état sanitaire acceptable dans le département.

    Beaucoup de ces mesures concernent également les propriétaires d’oiseaux domestiques (volailles, canards, oies ou oiseaux d’ornements):

    • Le recensement des détenteurs d’oiseaux : déclaration obligatoire par les particuliers des basses-cours et autres oiseaux captifs élevés en extérieur auprès de leur mairie, les professionnels quelle que soit la taille de leur exploitation, auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP).

     

    • La prévention avec la mise à l’abri de tous les oiseaux, détenus par des particuliers ou des professionnels, dans des bâtiments fermés ou sous des filets et la protection des points d’abreuvement et d’alimentation dans des lieux fermés.
      • Il s’agit de limiter au maximum les possibilités de contact entre l’avifaune sauvage et les oiseaux domestiques (fiche d’information pour les particuliers possédant des basses-cours en annexe).

     

    • La surveillance : en plus de l’obligation de la déclaration de toute mortalité anormale, une surveillance spécifique est mise en place dans les élevages :
      • une surveillance sur la mortalité : cette surveillance se fait sous la responsabilité du propriétaire, par autocontrôle avec des prélèvements hebdomadaires sur les oiseaux trouvés morts à des fins de recherche d’influenza aviaire :
        – dans tous les élevages de palmipèdes,
        – dans les élevages de plein air ne pouvant pas mettre leurs volailles à l’abri,
        – dans les élevages aux mesures de biosécurité insuffisantes.
      • une surveillance avant les mouvements sous la responsabilité du propriétaire :
        – de palmipèdes, entre élevages et vers l’abattoir,
        – entre élevage pour les autres espèces,
        – les lâchers de gibier.

    Toutes ces mesures de surveillance ont pour but de déceler le plus précocement possible le passage du virus de l’avifaune sauvage autochtone vers les élevages d’oiseaux domestiques.

    Merci à tous pour votre vigilance.

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    Découverte des merveilles Géologiques de la Pointe du Payré

    Ce vendredi, nos Sentinelles, accompagnés de Jack Guichard, sont allés braver le sol irrégulier de l’estran pour découvrir les spécificités géologiques du secteur : en partant de la plage de la Mine et jusqu’à la pointe du Payré, nous avons pu observer des roches de différentes périodes et différents types, témoignant de la succession des âges géologiques, bien visible ici. La zone de discordance primaire – secondaire permet en effet d’observer des schistes métamorphiques ponctués de quartz issus du massif armoricain, et des argiles et calcaires (dans la falaise et sous forme de galets parfois troués par les pholades) du bassin aquitain qui sont des roches sédimentaires. Les Sentinelles ont également pu voir les marques de l’érosion qui travaille les roches, du fait des précipitations et de l’action de la mer, qui ont entre autres formé une arche bien dessinée !