Repérage des plantes invasives dans les dunes de la Guittière

Le lundi 26 novembre 2018, les Sentinelles sont allées repérer les principales plantes invasives dans les dunes de la Guittière avec l’aide de Philippe Levé. Une première session théorique avait été organisée le 25 mai 2018 pour nous présenter la flore de Vendée que nous pouvons rencontrer autour de nous. Cette session a pu être mise en pratique lundi dernier, en repérant les principales plantes invasives directement sur le terrain.

Philippe Levé, saunier dans les marais de la Guittière, est un très bon botaniste qui effectue des relevés de plantes invasives sur le territoire. Il nous a présenté les plantes concernées encore visibles à cette saison, lors d’une randonnée dans les dunes, sous un grand ciel bleu !

  

Repérage des plantes invasives avec Philippe Levé (gauche) ; Yucca superbe (droite) ©Johny Lenormand

  

Griffe de sorcière (gauche) ©Sophie Sarton du Jonchay ; Séneçon en arbre (droite) ©Johny Lenormand

 

Vous pouvez également participer à l’inventaire de ces plantes invasives et ainsi aider à les recenser en remplissant le formulaire ci-joint. Une fois rempli, merci de le renvoyer par mail à Philippe Levé (l’adresse mail indiquée dans le document) ; vous pouvez aussi joindre des photos.

Afin de vous aider dans vos identifications, des fiches par plante invasive (parmi les plus courantes sur le territoire) sont mises en ligne dans la rubrique documents.

Voici les 4 plantes principales avérées :

  • Baccharis hamilifolia, appelé plus communément le Séneçon en arbre
  • Cortaderia selloana, ou l’Herbe de la Pampa
  • Robinia pseudoacacia, ou le Robinier faux-acacia
  • Ludwigia peploides, la Jussie rampante, la seule espèce invasive interdite à la vente en France.

Et les 3 potentielles, dont il faut faire attention à la dissémination :

 

Vous pouvez également nous faire part de votre « découverte » en nous envoyant des informations et des photos par mail à sentinelle@estuaire.net. Nous pourrons ainsi proposer des opérations « coup de poing » d’arrachage sur certaines zones.

Merci par avance pour votre participation !

Nouvelle mission pour les Sentinelles : Nettoyage de côte !

© Jonhy Lenormand

Ce samedi 17 novembre 2018, les Sentinelles de l’estuaire ont participé à un nettoyage de la berge sud de l’estuaire du Payré. Nous avions repéré la zone allant de la pointe du Payré jusqu’en face du Port de la Guittière. Beaucoup de déchets ont été rejetés sur ces berges à la suite de grandes marées. Une quinzaine de participants se sont rassemblés et ont tous collaboré pour y ramasser tous les détritus présents : plastiques variés, polystyrènes, bidons, filets, cordages et même une ancienne roue.

© Jack Guichard

Les bénévoles, très motivés, ont participé à la balade de trente minutes pour accéder à l’anse du Berger à travers le bois de la pointe du Payré ; c’est une zone plus difficile d’accès, car il faut faire le grand tour depuis le parking de la plage de la mine de Jard pour y accéder. Après une heure et demie de ramassage, nous avons accumulé une masse de déchets conséquente, ensuite évacuée vers la déchetterie. La ville de Jard avait fourni des sacs pour le ramassage. Cette opération sera réitérée au début du printemps après les tempêtes hivernales.

© Johny Lenormand

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter par mail à sentinelle@estuaire.net ou par téléphone au 02-51-20-74-85.

Fabrication des pièges à chenille processionnaire

Les chenilles processionnaires sont présentes dans l’estuaire du Payré et notamment dans la dune du Port de la Guittière, ce qui pose des problèmes sanitaires pour l’homme et les animaux. Les jeudi 18 et vendredi 19 octobre, 8 Sentinelles se sont retrouvées pour fabriquer des éco-pièges à chenille. Cet atelier nous a permis de réaliser en tout, un trentaine d’éco-pièges. Ayant déjà commencé à observer des processions, nous avons décidé de poser une partie des pièges immédiatement. Nous en avons donc posé 10 dans les dunes du Port de la Guittière le long de la piste cyclable, sur les pins noirs infestés de nids. Sur ces pièges, nous avons observé un bon taux de réussite, avec 50% des pièges comportant déjà un grand nombre de chenilles au bout de 15 jours. 20 pièges supplémentaires ont été posé dans les dunes, les lundi 5 et mardi 6 novembre.

Pose des pièges avec les Sentinelles © Jack Guichard

Les chenilles processionnaires prises au piège © Robert Barzic

Ces pièges resteront en place jusqu’à fin avril 2019, lorsque les chenilles auront toutes migré vers le sol et se seront fait prendre au piège. Les sacs seront alors récupérés et les chenilles éliminées.

 

Si vous avez des questions concernant cet atelier, la fabrication des pièges ou les chenilles processionnaires, n’hésitez pas à nous contacter par mail à sentinelle@estuaire.net ou par téléphone au 02-51-20-74-85.

Echouage massif de lievres de mer sur la plage du Veillon

Le 2 novembre beaucoup de gens ont observé des centaines de lièvres de mer, ou Aplysie, échoués au milieu des algues sur le plage du Veillon. Il ne s’agit pas d’une pollution, mais d’une mort naturelle. En effet en octobre nous avions observé des lièvres de mer en train de pondre. Or, après la ponte, ces animaux cessent de s’alimenter et meurent. Cela explique cet échouage massif que l’on rencontre souvent à cette saison sur les plages.

Sortie « Pêche à pied »

Lundi 8 octobre, les Sentinelles sont allées à la découverte de la biodiversité de l’estran du Veillon… Et nous avons été servis !

En effet, nous avons eu la chance de découvrir une grande variété d’espèces : étoile de mer commune, anémone fraise, oursin vert, étrille, crabe pierre, crabe à tête carrée et crabe verruqueux. Nous avons également pu observer un lièvre de mer en pleine ponte, mais aussi deux crustacés que la plupart d’entre nous n’avions jamais vus auparavant : macropode (photo de gauche) et pise à 4 dents (photo de droite).

      

Après avoir regroupé plusieurs espèces, nous les avons identifiées ensemble. Cette visite s’est terminée sous un grand ciel bleu et tous les animaux ont été relâchés dans leur milieu naturel.

Merci à Jack Guichard et Robert Barzic pour les photos.

A la découverte des libellules !

Lundi 20 août, une sortie naturaliste a été organisée par le Groupe Associatif Estuaire sur le thème des libellules. Alison et Mathilde ont pu présenter au grand public les différentes espèces de libellules présentes autour du lavoir de Saint-Hilaire La Forêt.

Filets ou appareils photos : à chacun sa façon de profiter de cette matinée d’observation. L’animation était ponctuée d’explications sur le cycle de vie des libellules, mais également sur les méthodes afin de reconnaître les espèces.

Libellules et demoiselles étaient au rendez-vous pour illustrer les explications, et pour permettre aux photographes amateurs, la réalisation de clichés dans un cadre naturel et paisible. Des agrions bleus aux Sympetrum, l’étang détient des merveilles cachées, accessibles à celui qui sait les observer…

Merci à Mathilde pour son article

La Linaire des sables, petite plante discrète des dunes.

 

Linaria arenaria, © Johny Lenormand

 

Entre mai et septembre, ouvrez bien les yeux et peut être aurez-vous la chance d’apercevoir la Linaire des sables, Linaria arenaria ! Cette petite fleur jaune, endémique au littoral occidental, est assez rare et discrète. Protégée à l’échelle régionale, la Linaire est une plante fragile et son aire générale est très réduite.

Elle mesure au maximum 15 cm et ne vit que quelques mois dans l’année. Cette petite plante apprécie particulièrement les zones de sable remuées et fréquentées. Vous pourrez l’observer dans les Dunes du port de la Guittière.

Petite astuce : jetez un coup d’œil au voisinage des terriers de lapins.

La piéride de l’Aubépine, ou le « Gazé »

Un Gazé sur un Trifolium pratense © S. Varizat

Le Gazé ou Aporia Crataegi tire son nom de l’aspect de ses ailes qui ressemblent à de la gaze, une étoffe légère, ajourée et transparente. Aussi appelée Piéride de l’aubépine du fait que les chenilles vivent en groupe sur l’Aubépine, le Prunellier ainsi que sur divers arbres fruitiers, elles passent l’hiver en société sous une toile de soie. Avec une envergure de 58 à 66 mm, il est l’une des plus grande Piérides de France avec la Piéride du Chou.

Il se reconnaît facilement par l’absence totale de dessins alaires, le bout des antennes blanches, ainsi qu’à ses nervures noires. La femelle est plus terne que le mâle, avec les ailes antérieures plus translucides.

Le gazé ne donne qu’une seule génération annuelle, s’étalant de Mai à Juillet. Autrefois très commun, et souvent nuisible aux vergers, le Gazé tend de nos jours à se raréfier. Certes ce papillon est connu pour ses déconcertantes fluctuations d’effectifs, au point de pouvoir devenir introuvable là où il abondait, et de réapparaître là où il avait disparu, mais les causes majeures de sa régression ne lui sont pas spécifiques car elles touchent et impactent l’ensemble de notre entomofaune (pesticides, urbanisation, pollutions, pratiques agricoles et forestières, etc.).

 

Merci à Yanick pour son article!

Journée nature de Talmont Saint-Hilaire

Ce dimanche 3 Juin 2018 se tenait à Talmont-Saint-Hilaire la 2° édition de la Fête de la Nature. Au programme, célébration de la nature via la présentation de produits locaux d’origine biologique, de conseils jardinage, mais également de jeux et d’expositions artistiques.

Investie dans la préservation de la biodiversité et dans l’éducation à l’environnement, le Groupe Associatif Estuaire ne pouvait pas manquer ce rendez-vous. Vous avez ainsi pu rencontrer Céline, Clarysse et Adeline qui vont ont présenté quelques-unes des actions menées par les membres et les bénévoles de l’association, notamment l’étude des populations de hérissons, de vers-luisant et de bourdons.

Clarysse et Céline, attendant les nombreux visiteurs sur leur stand

La journée a également été ponctuée par une déambulation dans les rues de Talmont, animée par Clarysse et Damien (responsabe des espaces verts de Talmont-Saint-Hilaire) à la découverte de l’exposition photo « Sauvages des Rues » que vous pouvez découvrir jusqu’au 28 juin. A l’honneur, les « mauvaises » herbes si peu estimées et pourtant si importantes.

Clarysse et Damien, écoutés attentivement par leur public

Succès garantit pour cette journée ensoleillée, avec plus de 1600 visiteurs amoureux de la nature … rendez-vous l’année prochaine !

 

Merci à Adeline pour son article!