• Littoral,  Observation des sentinelles

    Signalement de déchets à Cayola

    Jacques nous a signalé, lundi 19 février, lors de son parcours La Mine-Baie de Cayola, un regroupement de déchets en arrivant à Cayola.

    Regroupement de déchets à Cayola. © J. Michaud

    Jacques nous a suggéré la mise en place d’un bac à marée sur cette zone puisqu’il n’en n’existe pas encore.

    Nous avons donc prévenu Monsieur Robbe, élu à l’environnement de Talmont Saint-Hilaire qui va faire remonter l’information aux services techniques et à la communauté de communes.

    Nous vous tiendrons au courant de la suite dès que nous aurons des nouvelles.

  • Littoral,  Observation des sentinelles

    Echouage d’un Dauphin pointe du Payré

    Le 10 février, lors de son parcours régulier entre l’Anse Saint Nicolas et la Pointe du Payré, Pascal nous a envoyé la photo d’un Dauphin échoué prêt de celle-ci.

    Vu son état de décomposition, l’animal devait être échoué depuis déjà un certain temps. L’Observatoire Pelagis avait déjà été prévenu de sa présence.

    il s’agit vraisemblablement d’un Dauphin commun, au vu de sa tâche plus claire sur le ventre.

    Photo de l’animal en décomposition prêt de la Pointe du Payré.
  • Dune,  Littoral

    Le vent a bien attaqué la dune du Veillon cet hiver

    Après l’érosion marine qui avait emporté plusieurs centaines de mètres de dunes en 2015 et 2016, cet hiver ce sont les vents de tempête d’ouest-nord-ouest qui ont attaqué ce qui restait de la dune du Veillon. Comme on le remarque en comparant ces vues aériennes de Robert Barzic prises en mai 2016 et début février 2018, l’érosion éolienne a raboté tout le flan sud de la dune côté plage et son sable a recouvert le lisière du bois du Veillon et surtout la dune grise coté anse du Payré, remblayant aussi l’anse qui se trouve à l’arrière, en repoussant le cours principal du chenal vers le centre de l’estuaire, et en créant un embryon de dune orienté vers le nord à son extrémité…

    évolution de la dune du Veillon de 2014 à fev 2018 ©Robert Barzic

    mai 2016 (© Robert Barzic)

     

     

    fev 2018 (© Robert Barzic)

     

     

  • Ateliers des Sentinelles,  Littoral

    Atelier « Balade découverte du Veillon à Bourgenay »

    Atelier Sentinelles du 05 février 2018

    Coup de projecteur sur l’Anse de la République

    Par une belle après-midi ensoleillée, Jack Guichard et Céline Reuter ont fait découvrir à  60 sentinelles de l’estuaire l’histoire de l’anse de la République à Talmont, depuis l’époque lointaine où elle était peuplée de dinosaures, jusqu’au dernier millénaire où des hommes et des femmes y vivaient de la mer et de petit lopins d’une terre sableuse.

    Jack Guichard, écouté par un public très attentif. Crédit photo : J.Lenormand

    L’anse de la République, pourquoi ce nom ?                                                                           L’origine du nom de ce lieu, autrefois baptisé le grand Quézeau, vient de l’époque de la  révolution où un garde de la République y a installé sa cabane pour surveiller la côte contre les risques d’incursion anglaise, mais aussi y effectuer la douane et contrôler le fonctionnement des pêcheries.

    Quand les dinosaures hantaient le Veillon.                                                                                         Il y a 200 millions d’années, on trouvait à cet endroit une vaste lagune en bord de mer. Des troupeaux d’Eubrontes, grands dinosaures bipèdes hauts de 3 m s’y promenaient tranquillement. En marchant, leurs deux pattes postérieures de 30 à 40cm de long s’enfonçaient dans la vase. Les empreintes de leurs trois doigts terminés par les griffes sont encore visibles sur des plateaux rocheux de la baie. D’autres dinosaures de la taille gros poulet, les Grallators, ont aussi laissé de petites empreintes de 4 à 5 cm moins bien visibles.

    Un Eubrontes rencontre un Grallator dans la lagune. Dessin de J.Guichard
    Empreinte d’Eubrontes fossilisée. Crédit photo J.Guichard

    En déroulant son fil du temps et en mimant la course des dinosaures, Jack a démontré comment on pouvait connaître leur taille et leur mode de vie à partir de ces traces et a fait revivre ses spectateurs une époque où l’Amérique était encore rattachée à l’Europe…
    Ce gisement d’empreinte est protégé et il est interdit d’y prélever des échantillons.

    La vie traditionnelle dans l’anse de la République
    Toute cette partie de la côte est découpée en petites parcelles de 10 à 30 m de côté : les conches. Elles sont entourées de levée de sable qui les protégeait du vent. La récolte du goémon, le sart, permettait d’amender les terres et d’y cultiver de la vigne, de l’ail, des oignons, des pommes de terre, des choux et des fraises. Ces conches ont été abandonnées avant la guerre. Aujourd’hui les chênes verts les ont envahi et l’érosion de la côte en a empoté quelques unes.
    Les hommes et les femmes qui y vivaient complétaient leur nourriture par la pêche à pied lors des marées et certains par l’exploitation des pêcheries, les écluses à poissons encore bien visibles aujourd’hui sur ce littoral. Créées par les moines au XIIe siècle, ces pièges à poissons ont été abandonnés avant les années 70 et les murs de pierre se dégradent de plus en plus.

    Pêcheries vues du ciel. Crédit photo : R.Barzic

    Pour en savoir plus : « le littoral talmondais » par Jack Guichard, disponible à la Médiathèque Aliénor de Talmont.

    Prochaine sortie des sentinelles :   lundi 16 février 14h la macrophoto (insectes et fleurs) théorie et pratique sur ministudio (par Johny Lenormand) : Rdv au local d’Estuaire

  • Dune,  Observation des sentinelles

    Vent malin…

    Non il n’y a aucune sorcellerie qui a creusé cette étrange cavité circulaire de la dune qui nous est signalée par notre ami Johny.
    Située à l’extrémité du cordon dunaire elle est probablement due à un double phénomène:
    arrivée dans la partie supérieure du sable arraché à la dune par le vent venant du nord-ouest, donc de derrière, formation de sable arraché à la dune et non stabilisée qui s’est effondrée (on voit encore des fissures qui présagent un nouvel éboulement,
    puis mouvement tourbillonnant du vent, classique après un obstacle (ici la dune) qui forme cette cavité circulaire. La vision du phénomène est accentué par l’ombre latérale portée par le soleil assez bas sur l’horizon et qui éclaire latéralement ce côté de la dune.

    Encore quelques rafales de vent et… trois jours plus tard le trou s’est comblé…