Archives de catégorie : Observation des sentinelles

La Linaire des sables, petite plante discrète des dunes.

 

Linaria arenaria, © Johny Lenormand

 

Entre mai et septembre, ouvrez bien les yeux et peut être aurez-vous la chance d’apercevoir la Linaire des sables, Linaria arenaria ! Cette petite fleur jaune, endémique au littoral occidental, est assez rare et discrète. Protégée à l’échelle régionale, la Linaire est une plante fragile et son aire générale est très réduite.

Elle mesure au maximum 15 cm et ne vit que quelques mois dans l’année. Cette petite plante apprécie particulièrement les zones de sable remuées et fréquentées. Vous pourrez l’observer dans les Dunes du port de la Guittière.

Petite astuce : jetez un coup d’œil au voisinage des terriers de lapins.

Avec le printemps, le gazon d’olympe fleurit les falaises de Cayola

Avec le printemps, être sentinelle de l’estuaire, consiste aussi à signaler la floraison de jolies plantes de la côte. En ce moment  les falaises de Cayola, côté corps de garde, sont couvertes de gazon d’olympe en fleur. Son nom scientifique est Armérie maritime (Armeria maritima). Elle est aussi appelée oeillet marin. C’est une plante en coussinet avec de jolies fleurs en boules roses, et avec de fines feuilles allongées qui forment un tapis comme du gazon en haut de la falaise. Son nom vient du celte ar mor, au bord de mer. Ces falaises sont régulièrement aspergées par les embruns, soumises aux vents violents. Aussi les plantes doivent supporter des concentrations de sel considérables, résister à la fois aux tempêtes d’hiver et à la sécheresse de l’été, d’où leurs petites feuilles épaisses et la forme en boule que prennent les plantes pour réduire la surface des feuilles exposée aux vents.

Des insectes, dans ma fenêtre?

L’abeille à l’oeuvre dans une de ses galeries © F.Faurat

 

Hier, une Sentinelle nous a fait parvenir cette photo d’insecte et de ses drôles de petites larves qu’il avait pondu dans la rainure d’une fenêtre!

Il s’agit en fait d’une abeille solitaire qui y a construit son nid. En effet, contrairement à l’abeille domestique classique, les abeilles solitaires sont plus méconnues du grand public. Pourtant il en existe de nombreuses espèces, et elles sont tout aussi importantes que les abeilles domestiques au niveau de la pollinisation et donc de la biodiversité.

Quand le printemps arrive, les abeilles solitaires pondent leurs œufs dans des cavités en tous genres, que ce soit dans le sol (ce sont les abeilles ou les guêpes fouisseuses), dans les cavités murales, dans une branche ou dans tout autre trou qu’elles trouvent. Elles déposent ensuite une réserve de nourriture à côté de chaque œuf pondu (souvent du pollen ou du nectar), qui servira de premier repas à la larve qui éclora. Une fois un œuf pondu et la réserve mise à côté, elle cloisonne la cellule à l’aide de différents substrats (terre, sable, végétaux…), puis elle recommence le scénario pour construire un nid composé de plusieurs cellules.

Zoom sur les œufs entourés de pollen, leur futur premier repas! © F.Faurat

Sur la photo, on distingue très bien les œufs, entourés de pollen. L’abeille a d’ailleurs commencé à cloisonner sa galerie avec ce qui est vraisemblablement du sable.

Les abeilles solitaires ne sont pas agressives et n’ont aucune raison de sacrifier leur vie en vous piquant, sauf en cas de dérangement intense. Nous vous conseillons donc de ne pas détruire leurs nids. Au contraire, suivez l’avancement du nid et profitez du beau spectacle que la nature vous offre!

Vous pouvez également poser des nichoirs à hyménoptères dans vos jardins, si vous souhaitez plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter, nous vous informerons sur les différentes possibilités avec plaisir!  De plus, des nichoirs à hyménoptères sont posés à titre expérimental dans les dunes du port de la Guittière, nous vous invitons à venir les observer, (mais attention à ne pas les déranger!).

Si vous aussi vous avez de petits hôtes dans vos fenêtres ou dans vos murs, n’hésitez pas à nous envoyer des photos à sentinelle@estuaire.net !

Échouage de dauphin à Saint-Vincent Sur Jard

Mercredi 4 avril, Christian, une sentinelle, nous a signalé un cadavre de dauphin échoué sur la plage face à la Maison Clémenceau. PELAGIS a été prévenu et a identifié l’animal (qui n’avait plus de tête..). Les services municipaux de Saint-Vincent sur Jard ont également été prévenu pour venir récupérer le cadavre.

Cadavre du dauphin retrouvé mercredi 4 avril. © C.Cauvin

Document « Opération sentinelle » et planning en ligne

Bonjour à tous!

Vous trouverez dans l’onglet « DOCS », et ci-dessous, le document de présentation du projet d’observation régulière du littoral que je vous ai présenté le Lundi 12 mars.

Présentation « Opération Sentinelles »

Merci encore à tous pour votre intérêt et votre engagement au sein de ce projet!

Voici le lien pour le planning des observations : Ici

Nouvel échouage de Dauphin Commun

Hier, une Sentinelle nous a signalé la découverte d’un dauphin échoué au niveau de la Cale de la plage de la République, à Talmont Saint-Hilaire.

Photo du Dauphin Commun échoué à La République, Talmont Saint-Hilaire. © C.Chevillot.

Nous lui avons donc expliqué la démarche à suivre lors de la découverte d’un mammifère marin échoué, c’est à dire le signalement systématique de tout animal découvert, qu’il soit vivant ou mort, à l’organisme compétent, l’observatoire PELAGIS au  05.46.44.99.10.

Il est important d’avoir le réflexe d’appeler PELAGIS lors de la découverte d’un mammifère marin échoué car plus il y aura de données sur ces animaux, plus fiables seront les études menées afin de comprendre les causes de ces échouages et donc éventuellement de trouver des solutions pour pallier à ce problème, si la cause n’est pas « naturelle ».

Actualisation de l’information : La personne qui a découvert l’animal a contacté l’observatoire PELAGIS qui lui ont dit que l’animal avait dèjà été signalé et qu’ils étaient venus le chercher le matin. Durant son parcours, 4 dauphins échoués ont été aperçus!

Depuis le début de l’année, énormément de dauphins se sont échoués sur la côte Atlantique, nous sortirons bientôt un article sur ce phénomène, qui fait beaucoup parlé en ce moment dans les associations de protection de l’environnement marin.

En attendant, voici en lien un article sur le nombre important de dauphins échoués retrouvés ce lundi 12 mars sur le littoral vendéen.

Grande marée du 02 et 03 mars 2018

Suite à la grande marée du mois de mars, qui a eu lieu le vendredi 02 et le samedi 03 mars, nous vous avions lancé un appel pour aller prendre des photos de la dune du Veillon.

En effet, un policier municipal nous a fait savoir que le coup de vent associé à la grande marée, dans la nuit du vendredi au samedi, avait une nouvelle fois affecté la dune du Veillon.

Vous êtes nombreux à avoir répondu à notre appel et nous vous en remercions.

Photo de la dune vue d’en haut. © JP. Boeye

Suite au retour de toutes les photos et au déplacement sur place de Jack, nous n’avons pas constaté d’impact important de ce coup de vent. Malgré un brassage important de sable (comme vous pouvez le voir sur la vidéo de Johny Lenormand ci-dessous).

 

Ce qu’a cependant fait constater une des sentinelles, Emmanuel, est qu’il y a tout de même eu un déplacement important de sable à l’arrière des dunes, dans la forêt de chênes verts, sans doute dû à un couloir éolien assez violent (au niveau du surcreusement de la dune).

Dépôt de sable au pied des chênes verts, à l’arrière de la dune. © E. Gadrat

De plus, un cordon de sable, dans la continuité de la dune au niveau de l’estuaire, se forme petit à petit après chaque gros coup de vent et déplacement de sable, qui vient se déposer à cette endroit. Il s’agit du mouvement naturel de la dune, qui est en perpétuelle évolution.

Cordon de sable dans la continuité de la dune. © E.Gadrat

De plus, au niveau de la plage des grottes, côté jard Sur-Mer, la grande marée a semblé faire plus de « dégâts ». En effet, Emmanuel nous signale que le plateau sableux se situant avant l’ancienne carrière a été entamé et que cela a crée une petite « falaise » de 3 m de haut.

« Falaise » de 3m surplombant la plage. © E.Gadrat

Et enfin, un joli panoramique, que Jeanne-Marie nous a envoyé, de la dune du Veillon après la grande marée.

Encore merci à tou(te)s pour vos photos. Malheureusement nous ne pouvons pas mettre les photos de tout le monde et avons dû faire un choix.

Signalement d’un sentier non sécurisé

Un sentier non sécurisé nous a été signalé  par Jacques le 19 février. Il s’agit d’une barrière éventrée qui laisse libre passage sur la falaise, à 500 mètres environ de la plage de la mine en direction du Porteau.

Barrière cassée laissant libre accès à la falaise. © J.Michaud

Nous avons donc prévenu les services techniques de la mairie qui vont à leur tour prévenir les services de la voirie en charge de la sécurisation du sentier des douaniers sur la commune.

Signalement de déchets à Cayola

Jacques nous a signalé, lundi 19 février, lors de son parcours La Mine-Baie de Cayola, un regroupement de déchets en arrivant à Cayola.

Regroupement de déchets à Cayola. © J. Michaud

Jacques nous a suggéré la mise en place d’un bac à marée sur cette zone puisqu’il n’en n’existe pas encore.

Nous avons donc prévenu Monsieur Robbe, élu à l’environnement de Talmont Saint-Hilaire qui va faire remonter l’information aux services techniques et à la communauté de communes.

Nous vous tiendrons au courant de la suite dès que nous aurons des nouvelles.

Echouage d’un Dauphin pointe du Payré

Le 10 février, lors de son parcours régulier entre l’Anse Saint Nicolas et la Pointe du Payré, Pascal nous a envoyé la photo d’un Dauphin échoué prêt de celle-ci.

Vu son état de décomposition, l’animal devait être échoué depuis déjà un certain temps. L’Observatoire Pelagis avait déjà été prévenu de sa présence.

il s’agit vraisemblablement d’un Dauphin commun, au vu de sa tâche plus claire sur le ventre.

Photo de l’animal en décomposition prêt de la Pointe du Payré.