Archives de catégorie : Dune

Conférence du 25 mai 2018, découverte des plantes invasives de Vendée

Vendredi dernier, Philippe Levé nous a présenté les différentes plantes invasives de Vendée, à la Salorge de la Guittière.

Les Sentinelles, passionnées par les explications de Philippe Levé.

Philippe Levé, saulnier dans les marais de la Guittière mais également très bon botaniste, effectue des relevés de plantes invasives sur le territoire. Il nous a donc présenté les différentes plantes que nous pouvons rencontrer autour de nous, voire dans notre jardin (car pour la plupart d’entre elles, elles s’en s’ont échappées), qu’elles soient invasives avérées, potentielles ou à surveiller.

En voici les 4 principales (avérées), dont il faut faire attention à la dissémination :

  • Le Baccharis hamilifolia, appelé plus communément le Sénéçon en arbre.
  • Cortaderia selloana, ou l’Herbe de la Pampa.
  • Ludwigia peploides, la Jussie rampante, la seule espèce invasive interdite à la vente en France.
  • Fallopia japonica, ou Renouée du Japon.

Vous pouvez participer à l’inventaire des ces plantes invasives et ainsi aider à les recenser en remplissant le formulaire ci-joint. Une fois rempli, merci de le renvoyer par mail à Philippe Levé (l’adresse mail est donnée dans le document).

Vous pouvez également nous faire part de votre « découverte » en nous envoyant des informations et des photos par mail. Nous pourrons ainsi proposer des opérations « coup de poing » d’arrachage sur certaines zones.

Afin de vous aider dans les identifications des plantes, des fiches par plante invasive les plus courantes sur le territoire seront bientôt mises en ligne.

Merci par avance pour votre participation!

 

L’Oeillet des dunes, la perle rare du littoral

Oeillet des dunes – Dianthus gallicus. Merci à Johny Lenormand pour sa magnifique photo

En vous promenant dans les dunes du port ou sur le littoral Talmondais, vous remarquerez en ce moment une jolie petite fleur rose, il s’agit de l’Oeillet des dunes, Dianthus gallicus en latin. Rassurez-vous, vous avez encore le temps pour l’observer, elle peut rester en fleur jusque début septembre.

Approchez-vous et profitez de son parfum agréable, mais attention, ne la touchez qu’avec les yeux car cette petite plante est protégée au niveau national, il est donc interdit de la cueillir.

En effet, elle est endémique (uniquement présente) sur les côtes atlantiques françaises. Malgré le fait qu’elle soit encore assez présente sur le littoral, elle est victime de la dégradation des habitats dunaires et de son succès par la cueillette abusive.

 

Sortie du 14 mai, Atelier macrophoto sur le terrain

Lundi 14 mai, les sentinelles ont (enfin) pu mettre en pratique leur talent de « macrophotographe », suite à l’atelier macrophoto présenté par Johny Lenormand en février.

 

A la recherche du modèle parfait à photographier

Un petit groupe de 7 personnes est donc parti dans les dunes du port, à la recherche de joli(e) petits modèles à immortaliser en photo.

En voici un petit échantillon :

Sedum album © C. Cauvin

Anacamptis pyramidalis © J.Lenormand

 

Tettigonidae (sauterelle) sur un Cistus salvifolius (plante protégée). © J. Guichard

Bravo à tous pour vos jolies photos!

Triste découverte sur la plage des grottes pointe du Payré

Ce dimanche, nous avons fait une bien triste découverte sur la plage des grottes après la pointe du Payré : deux Dauphins communs échoués et un Fou de Bassan.

L’observatoire PELAGIS a été contacté par nos soins, les deux dauphins avaient déjà été signalés mais l’accès aux cadavres étant trop compliqué pour les services municipaux, ils resteront sur place (un des deux a sans doute été enterré mais la marée l’avait déjà mis à découvert). En effet, les deux individus, au vu de leur état de décomposition, sont présents sur la plage depuis déjà un certain temps.

Un des deux dauphins échoué sur la plage des grottes.    

Deuxième dauphin échoué, à moitié désensablé.

Le fou de bassan quant à lui ne devait pas être échoué depuis longtemps. L’oiseau n’était pas bagué, par contre une de ses ailes était malheureusement prise dans un filet, cause possible de sa mort?

Fou de bassan échoué, avec son aile gauche prise dans un filet.

 

Sortie du 23 mars, Découverte de Jard à Saint Vincent

Atelier Sentinelles du 23 mars 2018

Vendredi 23 mars, une vingtaine de Sentinelles se sont rejoints au parking de la maison Clémenceau à Saint-Vincent Sur Jard afin de découvrir les trésors que la côte nous réserve.

Après un retour historique devant la maison Clémenceau, les sentinelles ont pu chercher, telle une chasse au trésor, puis observer, avec grand intérêt, appuyé par les commentaires de Jack Guichard, les fossiles dissimulés dans les roches.

 

Retour sur l’histoire devant la maison Clémenceau          © J.Lenormand

Les sentinelles, captivés par les explications de Jack
© J.Lenormand

  Fossiles d’Ammonites © R.Barzic

Morceau de rostre de Belemnite © J.Lenormand

 

Tout en se promenant, et en liant l’utile à l’agréable, nous en avons également profité pour ramasser les déchets qui se trouvaient sur notre chemin!

 

Nettoyage de la plage du Veillon avec Airbus Saint Nazaire

Vendredi 23 mars 2018, lors de leur séminaire aux Jardins de l’Atlantique, prêt de 200 cadres du groupe Airbus Saint-Nazaire ont participé à une action caritative.

La moitié d’entre eux sont restés aux Jardins de l’Atlantique afin de réaliser une action avec Les Restos Du Coeur, tandis que l’autre moitié nous a suivi sur la plage du Veillon, avec l’association Les Mains Dans Le Sable, afin d’effectuer un nettoyage de plage, de la dune du Veillon à la plage de la République.

Malgré la pluie, les participants n’ont pas perdu de leur motivation et se sont attaqués aux déchets de la plage!

Cette matinée a été l’occasion, non seulement de nettoyer la plage des déchets rejetés par la rivière et par la mer, mais également de faire prendre conscience de la responsabilité de tout citoyen sur le rejet de ces déchets, et de sensibiliser sur notre mode de consommation, afin d’agir à la source du problème, c’est à dire réduire le nombre de déchets que nous produisons.

Au bout d’une heure de ramassage, c’est pas moins de 170 kg de déchets qui ont été ramassés par les participants!

Nous les remercions pour leur motivation et leur action positive pour la biodiversité!

Grande marée du 02 et 03 mars 2018

Suite à la grande marée du mois de mars, qui a eu lieu le vendredi 02 et le samedi 03 mars, nous vous avions lancé un appel pour aller prendre des photos de la dune du Veillon.

En effet, un policier municipal nous a fait savoir que le coup de vent associé à la grande marée, dans la nuit du vendredi au samedi, avait une nouvelle fois affecté la dune du Veillon.

Vous êtes nombreux à avoir répondu à notre appel et nous vous en remercions.

Photo de la dune vue d’en haut. © JP. Boeye

Suite au retour de toutes les photos et au déplacement sur place de Jack, nous n’avons pas constaté d’impact important de ce coup de vent. Malgré un brassage important de sable (comme vous pouvez le voir sur la vidéo de Johny Lenormand ci-dessous).

 

Ce qu’a cependant fait constater une des sentinelles, Emmanuel, est qu’il y a tout de même eu un déplacement important de sable à l’arrière des dunes, dans la forêt de chênes verts, sans doute dû à un couloir éolien assez violent (au niveau du surcreusement de la dune).

Dépôt de sable au pied des chênes verts, à l’arrière de la dune. © E. Gadrat

De plus, un cordon de sable, dans la continuité de la dune au niveau de l’estuaire, se forme petit à petit après chaque gros coup de vent et déplacement de sable, qui vient se déposer à cette endroit. Il s’agit du mouvement naturel de la dune, qui est en perpétuelle évolution.

Cordon de sable dans la continuité de la dune. © E.Gadrat

De plus, au niveau de la plage des grottes, côté jard Sur-Mer, la grande marée a semblé faire plus de « dégâts ». En effet, Emmanuel nous signale que le plateau sableux se situant avant l’ancienne carrière a été entamé et que cela a crée une petite « falaise » de 3 m de haut.

« Falaise » de 3m surplombant la plage. © E.Gadrat

Et enfin, un joli panoramique, que Jeanne-Marie nous a envoyé, de la dune du Veillon après la grande marée.

Encore merci à tou(te)s pour vos photos. Malheureusement nous ne pouvons pas mettre les photos de tout le monde et avons dû faire un choix.

Le vent a bien attaqué la dune du Veillon cet hiver

Après l’érosion marine qui avait emporté plusieurs centaines de mètres de dunes en 2015 et 2016, cet hiver ce sont les vents de tempête d’ouest-nord-ouest qui ont attaqué ce qui restait de la dune du Veillon. Comme on le remarque en comparant ces vues aériennes de Robert Barzic prises en mai 2016 et début février 2018, l’érosion éolienne a raboté tout le flan sud de la dune côté plage et son sable a recouvert le lisière du bois du Veillon et surtout la dune grise coté anse du Payré, remblayant aussi l’anse qui se trouve à l’arrière, en repoussant le cours principal du chenal vers le centre de l’estuaire, et en créant un embryon de dune orienté vers le nord à son extrémité…

évolution de la dune du Veillon de 2014 à fev 2018 ©Robert Barzic

mai 2016 (© Robert Barzic)

 

 

fev 2018 (© Robert Barzic)

 

 

Vent malin…

Non il n’y a aucune sorcellerie qui a creusé cette étrange cavité circulaire de la dune qui nous est signalée par notre ami Johny.
Située à l’extrémité du cordon dunaire elle est probablement due à un double phénomène:
arrivée dans la partie supérieure du sable arraché à la dune par le vent venant du nord-ouest, donc de derrière, formation de sable arraché à la dune et non stabilisée qui s’est effondrée (on voit encore des fissures qui présagent un nouvel éboulement,
puis mouvement tourbillonnant du vent, classique après un obstacle (ici la dune) qui forme cette cavité circulaire. La vision du phénomène est accentué par l’ombre latérale portée par le soleil assez bas sur l’horizon et qui éclaire latéralement ce côté de la dune.

Encore quelques rafales de vent et… trois jours plus tard le trou s’est comblé…

Atelier « Visite-découverte pour présenter l’érosion de la falaise et de la dune »

Atelier Sentinelles du 22 janvier 2018

L’érosion du littoral, une visite-découverte des « sentinelles de l’estuaire »

Détachement progressif de blocs de falaises sur la plage du Veillon. Crédit photo : Johny Lenormand

Une quinzaine de « sentinelles de l’estuaire » se sont retrouvées par une belle après-midi ensoleillée, ce lundi 22 janvier, pour découvrir avec Jack Guichard et Céline Reuter les processus d’érosion de la côte talmondaise et de recul de la dune du Veillon.

Un groupe de Sentinelles, écoutant attentivement les explications de Jack Guichard.

Les falaises de granite, de gneiss et de schistes entre les Sables et Cayola résistent bien à l’érosion, tandis que les falaises calcaires surmontées de limons sablo-argileux de Bourgenay au Veillon se délitent en couches qui explosent sur l’effet des vagues accusant un recul moyen annuel de 25 cm, mais bien plus en certaines zones, en provoquant des effondrements du chemin des douaniers (voir la première photo).

Les observations effectuées sur le terrain ont permis de comprendre le rôle de la puissance des courants de houle et du déferlement des vagues qui sapent la base des falaises entraînant leur recul, tout comme celui de la dune.  Bien entendu les surcotes, qui peuvent atteindre 1,5 m, entraînent le recul le plus important du cordon dunaire. Des relevés sont effectués chaque mois par les « sentinelles de l’estuaire » pour vérifier, avec l’Université de Nantes, l’hypothèse selon laquelle la disparition en 2014-2016 du cordon dunaire qui fermait l’estuaire serait due à des tempêtes et une houle de sud-ouest en période de forts coefficient de marée, liés à une dépression atmosphérique importante.

Pour plus d’informations concernant le relevé du trait de côte, vous pouvez retrouver notre article sur la méthode utilisée sur notre site par le lien suivant : http://www.sentinelledelestuaire.fr/?p=488

Suite aux tempêtes, la dune du Veillon montre actuellement tous les aspects de l’érosion et du transport éolien du sable avec une augmentation de hauteur d’une partie de la dune et son extension vers l’Est repoussant le courant du chenal vers le milieu de l’estuaire. L’observation de l’importance du réseau racinaire des oyats permet de comprendre leur rôle pour le maintien du sable dans les zones exposées au vent.

Érosion de la dune due au vent et aux vagues. On voit bien ici les racines d’Oyats qui maintiennent un minimum la dune. Crédit photo – Jack Guichard

Merci à Robert, une sentinelle qui a réalisé un reportage photos de cette sortie. Vous pouvez le retrouver par le lien suivant, sur le blog « La gazette des Olonnes » : Reportage photo de l’érosion de la falaise du Veillon.

Vous pouvez rejoindre les « sentinelles de l’estuaire » en participant à notre prochaine sortie le 5 février à 14 h parking de la plage du Veillon pour une ballade découverte du Veillon à Bourgenay : traces de dinosaures et activités traditionnelles du littoral (pêcheries et conches).

Merci à Johny et Pascal pour leurs photos

dans la presse: Vendée Journal du 1/02/2018