Archives de catégorie : Marais

Serpent mort sur la piste cyclable des marais

Eloïse nous a envoyé le mail suivant : « Bonjour, j’ai vu ce serpent à Talmont-Saint-Hilaire, près des marées, pendant une balade en vélo. Quelle est cette espèce ? »

vipere-eloise

Réponse : « Il s’agit d’une vipère aspic. Ces serpents on un corps épais (contrairement aux couleuvres). Leur tête est triangulaire avec un museau retroussé et des pupilles verticales. La couleur est très variable : rougeâtre, brune ou grise, avec un dessin dorsal noir en zigzag très irrégulier et discontinu. La  vipère aspic est peu agressive mais se défends très rapidement et peut être très dangereuse si on s’en approche trop ou qu’on marche sur la queue sans le voir.  On la retrouve dans des milieux rocailleux, broussailleux. Elle est fréquente dans les haies et les forêts. »

Problème lié aux cormorans dans les marais

Une riveraine des marais nous signale une nuisance environnementale qui sévit depuis le mois d’octobre 2014 dans la zone Natura 2000 des marais du Veillon. Deux propriétaires de marais ont installé deux canons effaroucheurs sur leur marais depuis le mois d’octobre jusqu’à aujourd’hui encore. Ce dispositif mis en place pour effrayer les cormorans, fonctionne sans discontinuer du lever du soleil au coucher et ce, tous les jours de la semaine.

Réponse des sentinelles de l’estuaire : Le problème des cormorans sur les marais à poissons est récurent et génère parfois des conflits de voisinage. L’exploitant de marais est en effet démuni face à l’arrivée massive de cormorans avec la mauvaise saison. Sans préjugé du bien fondé du tir au fusil (limité et réglementé), de la relative difficulté de la pose de fils de protection, l’effarouchement sonore peut sembler une solution opportune.
Interrogés par une riveraine de marais gênée par la répétition continue des détonations, nous avons apporté les précisions suivantes, suggérant qu’un accord entre chaque partie intervienne avant tout autre forme d’issue.
L’usage des canons effaroucheurs fait l’objet d’un arrêté préfectoral :
Arrêté préfectoral n°98-DRLCE/4-303 consultable sur le site de la Préfecture de la Vendée

 ARTICLE 11 : L’emploi des appareils sonores utilisés pour la protection des cultures doit être restreint aux quelques jours durant lesquels les cultures doivent être sauvegardées avant la récolte.
Leur implantation ne peut se faire à moins de 250 mètres d’une habitation ou d’un local régulièrement occupé par un tiers. Cette distance est réduite à 150 mètres dans le cas des appareils d’effarouchement ou de bruitage acoustique.
Le nombre de détonations par heure pourra, en cas de besoin, être fixé de manière individuelle par le Maire, sur avis technique de l’autorité sanitaire.
Leur fonctionnement est interdit du coucher du soleil au lever du jour.

Qui plus est, l’usage de canons effaroucheurs sur le marais en mars peut être assimilé à une perturbation certaine, au regard de la nidification des oiseaux.
Cette infraction est évoquée dans le Code de l’Environnement et punie sévèrement ; d’autant qu’en marais salés talmondais nous sommes sur des sites classés ou inscrits et en Natura 2000.
Les agents de l’ONCFS comme de l’ONEMA ont alors pouvoir de verbaliser !