Archives de catégorie : Chenal

un cadavre de tortue Luth à la Guittière

Un cadavre de tortue Luth a été découvert en début de semaine dernière sur la plage du port de la Guittière. Les services techniques de la mairie sont intervenus et ont enfouis le cadavre en haut de plage, à très faible profondeur, en zone submersible par la marée en bordure de zone ostréicole. Dimanche, une partie du cadavre était déjà à découvert à cause de chiens qui avaient creusé le sable. Après signalement du problème lundi par l’association, le cadavre a été enlevé immédiatement par les services techniques. Plus de détails seront donnés sur le devenir de la tortue prochainement.
photo de Jean-Pierre Forest qui a découvert et signalé l’évènement

Afin de ne pas laisser ce genre de “malentendu” se reproduire, nous devons développer notre réseau de sentinelles de l’environnement, et pour toute découverte d’échouage, de prévenir les sentinelles de l’estuaire  au plus vite par mail à sentinelle@estuaire.net  ou au 02 51 20 74 85. Ainsi, nous préviendront les autorités compétentes et nous vous donneront des nouvelles de la suite de l’évenement sur notre site internet.

Lors de la découverte d’un animal échoué mort pou blessé, qu’il s’agisse d’un mammifère marin, ou dans ce cas, d’une tortue marine :
– Ne surtout pas manipuler l’animal.
– Essayer de relever les informations essentielles et si-possible prendre des photos : signalez le lieu, l’espèce, la taille et son état
Prévenir les sentinelles de l’estuaire à sentinelle@estuaire.net  ou au 02 51 20 74 85. Nous mettrons immédiatement en place la procédure et préviendront les autorités compétentes. Si vous en pouvez pas nous joindre prévenez : VMS Pelagis (ouvert 7j/7) au 05-46-44-99-10. Ainsi une personne habilitée à intervenir se rendra au plus vite sur les lieux pour examiner l’animal. L’animal sera alors analysé afin de connaître les causes de sa mort et d’effectuer divers relevés scientifiques. Ensuite, le cadavre sera incinéré en centre d’équarissage.

L’examen de l’animal échoué est obligatoire avant son élimination, il doit être effectué par une personne mandatée* car le transport et toutes autres interventions sur les mammifères marins sont réglementés par la loi. *(Les autorisations sont délivrées par PELAGIS sous la tutelle du Ministère en charge de l’Ecologie).

En effet, la Tortue Luth est une espèce en “Danger critique d’extinction”, il est donc important d’analyser et de comprendre les causes précises de la mort de certains individus (les individus sont souvent affaiblie dû à la présence de plastique dans leur tube digestif).

 

Plaque d’argile à la plage du Veillon

« Bonjour, en me promenant sur la plage du Veillon dimanche à marée basse, je suis tombée sur cette plaque d’argile non loin de l’épi rocheux au bout de la dune. Est-ce une formation géologique ancienne ? »

  

Réponse : « Avant la disparition du cordon dunaire, le chenal s’écoulait à cet endroit et son courant était freiné par l’épis rocheux. L’eau chargée d’argile en suspension était ralentie et les particules d’argiles tombaient au fond, y déposant une couche de vase. C’est celle-ci qui se redécouvre aujourd’hui au hasard des mouvements du sable dans l’estuaire. »

Relevé du trait de côte

Comme à chaque grande marée des sentinelles de l’estuaire armés de leur smartphone-gps suivent le tracé des hautes mers en notant toutes les caractéristiques météo et maritimes (force et sens du vent, pression atmosphérique, sens de la houle, coefficient de marée).

 

 

Hier soir ils relevaient le tracé côté Veillon et ce matin dès 6 heures 30 ils étaient à pied d’oeuvre pour faire le relevé côté pointe du Payré. L’occasion de voir un magnifique lever de soleil dans les brumes matinales…

 

La tempête a attaqué l’entrée de la plage du Veillon

Mardi 28 février 2017

La plage du Veillon avait passé l’hiver dans de bonnes conditions, avec une grande étendue de sable étalée sur l’ensemble de la plage, y compris sur les anciennes pêcheries et les rochers.

Mais la tempête du 28 février a attaqué l’entrée de la plage du Veillon, mettant à nu les galets, en particulier à l’ouest.

Peu de recul du reste du la dune, seulement 50 cm à son extrémité côté chenal.

N’hésitez pas à réaliser des relevés du trait de côte lors des tempêtes hivernales et de nous les envoyer par mail.

protocole-releve-dune-veillon

Disparition des parcs ostréicoles dans l’estuaire du Payré

Jack nous envoie : « Je suis surpris de voir que toute la zone ostréicole de l’entrée de l’estuaire a été démontée. Pour quelle raison ? »

zone-ostreicole-estuaire-jack

Réponse : « Les milieux sableux sont très mobiles et évoluent naturellement au fils des années et des saisons. Ce constat est d’autant plus visible au niveau de l’estuaire du Payré depuis la tempête Chrisitne (du 2 au 4 mars 2014) qui a emporté le cordon dunaire de la plage du Veillon. L’estuaire n’étant plus protégé, ses dynamiques sédimentaire et hydrologique ont été profondément modifiées. Le sable présent dans l’estuaire est plus soumis au mouvement des vagues qui y pénètrent plus profondément.

Dans la zone ostréicole, il a été observé de forts déplacements de sable déstabilisant les parcs ostréicoles.

C’est pour cette raisons que certaines concessions de ce secteur ont été gelées. Les surfaces maintenues ont fortement diminué (environ 90 ares) et les parcs démontés en septembre dernier. Des engins sont intervenus sur site pour en améliorer l’aspect et l’écoulement de l’eau. »

Alerte : plante classée envahissante émergente observée

ALERTE ! Une plante classée comme exotique envahissante émergente vient d’être détectée au niveau du pont de la D949 enjambant le Payré.

Il s’agit de la Cotula coronopifolia ou « Cotule pied de corbeau ».  Cette plante est de la même famille que les pâquerettes et elle est originaire d’Afrique du Sud.

p1070861 p1070882

Descriptif :

  • Tiges rampantes et dressées, légèrement rougeâtre
  • Feuilles charnues englobant la tige en une gaine, vertes
  • Inflorescence en forme de bouton, fleurs jaunes sans « pétales »

Cette plante est (malheureusement) vendue en jardinerie pour végétaliser les bassins d’ornements. Elle s’en est échappée et tend à coloniser les berges de plans d’eau et autres milieux humides. Elle supporte l’immersion et tolère la salinité. Grâce à sa multiplication sexuée efficace, sa prolifération peut entrainer la régression des espèces présentes les plus vulnérable. Sa présence sur les bords du chenal pourrait être un prélude à une invasion problématique…

Elle est observée pour la première fois en Corse en 1978 où elle forme actuellement des peuplements denses éliminant toute autre espèce sur plusieurs centaines de mètres carrées. En Brière, elle s’est largement répandue en peu d’années…

L’arrachage manuel de la Cotule est actuellement le seul moyen de lutte expérimenté. Les Sentinelles organisent une opération « coup de poing » pour limiter au plus vite les risques d’envahissement. Pour cela nous avons besoin de 4 à 5 volontaires le jeudi 11 novembre à 14h30. Une certaine condition physique est nécessaire car le chemin d’accès est long et pentu. Merci de vous inscrire en envoyant un mail à sentinelle@estuaire.net (il vous sera alors communiqué le lieu de rendez-vous).

Plantes inconnues

Un marcheur nous signale : « Dans le secteur de l’estuaire situé derrière la forêt du Veillon on trouve beaucoup de ces plantes qui n’ont rien de local, il me semble ? Ce sont certainement des plantes dont les graines se  sont échappées des jardins ? Qu’en pensez-vous ? »

p1070623

Réponse : « Ces plantes font parties du genre Yucca (probablement Yucca gloriosa). Elles sont originaires d’Amérique du nord et d’Amérique centrale. Elles sont arrivées en Europe au cours du XVI ème siècle pour l’ornement des jardins et dans les collections botaniques. Pouvant être qualifiées d’invasives elles ne semblent néanmoins pas présenter de menaces à ce jour. »

Algues vertes

Sophie nous demande la cause de cet envahissement d’algues vertes, visibles aussi sur la plage…

Réponse : « Il semble qu’il s’agisse d’Enteromorphe ; toutefois, que ce soit celles-ci ou des Ulves (Ulva lactuca), la problématique est à peu près la même et la cause est une conjonction de 3 facteurs primordiaux : sels nutritifs + lumière + support.
Jusqu’alors les deux premiers facteurs étaient réunis sur cette zone mais pas le troisième. Le décapage des platiers rocheux par les marées et tempêtes successives à offert à ces algues relativement opportunistes, un support idéal absent de tout concurrent (souvent plus lents à s’implanter). Situation somme toute des plus normales.
Rien à voir avec les marées vertes qui viennent portées par les courants car l’Ulve responsable (U. armoricana) a aussi une dynamique en situation flottante ce qui lui permet ces atterrissages massifs. Chez nous ces espèces peuvent être arrachées au substrat mais ne continuent plus à se développer ce qui limite leurs apports ; par ailleurs, les apports estivaux sont mixtes (algues vertes, rouges et brunes) avec souvent une majorité d’algues rouges ; ce qui est le cas de plusieurs sites du Parc Naturel Marin de la mer des Pertuis (entre la Gironde et le Payré) ».