Archives de catégorie : Littoral

Echouage d’un Dauphin pointe du Payré

Le 10 février, lors de son parcours régulier entre l’Anse Saint Nicolas et la Pointe du Payré, Pascal nous a envoyé la photo d’un Dauphin échoué prêt de celle-ci.

Vu son état de décomposition, l’animal devait être échoué depuis déjà un certain temps. L’Observatoire Pelagis avait déjà été prévenu de sa présence.

il s’agit vraisemblablement d’un Dauphin commun, au vu de sa tâche plus claire sur le ventre.

Photo de l’animal en décomposition prêt de la Pointe du Payré.

Le vent a bien attaqué la dune du Veillon cet hiver

Après l’érosion marine qui avait emporté plusieurs centaines de mètres de dunes en 2015 et 2016, cet hiver ce sont les vents de tempête d’ouest-nord-ouest qui ont attaqué ce qui restait de la dune du Veillon. Comme on le remarque en comparant ces vues aériennes de Robert Barzic prises en mai 2016 et début février 2018, l’érosion éolienne a raboté tout le flan sud de la dune côté plage et son sable a recouvert le lisière du bois du Veillon et surtout la dune grise coté anse du Payré, remblayant aussi l’anse qui se trouve à l’arrière, en repoussant le cours principal du chenal vers le centre de l’estuaire, et en créant un embryon de dune orienté vers le nord à son extrémité…

évolution de la dune du Veillon de 2014 à fev 2018 ©Robert Barzic

mai 2016 (© Robert Barzic)

 

 

fev 2018 (© Robert Barzic)

 

 

Atelier « Balade découverte du Veillon à Bourgenay »

Atelier Sentinelles du 05 février 2018

Coup de projecteur sur l’Anse de la République

Par une belle après-midi ensoleillée, Jack Guichard et Céline Reuter ont fait découvrir à  60 sentinelles de l’estuaire l’histoire de l’anse de la République à Talmont, depuis l’époque lointaine où elle était peuplée de dinosaures, jusqu’au dernier millénaire où des hommes et des femmes y vivaient de la mer et de petit lopins d’une terre sableuse.

Jack Guichard, écouté par un public très attentif. Crédit photo : J.Lenormand

L’anse de la République, pourquoi ce nom ?                                                                           L’origine du nom de ce lieu, autrefois baptisé le grand Quézeau, vient de l’époque de la  révolution où un garde de la République y a installé sa cabane pour surveiller la côte contre les risques d’incursion anglaise, mais aussi y effectuer la douane et contrôler le fonctionnement des pêcheries.

Quand les dinosaures hantaient le Veillon.                                                                                         Il y a 200 millions d’années, on trouvait à cet endroit une vaste lagune en bord de mer. Des troupeaux d’Eubrontes, grands dinosaures bipèdes hauts de 3 m s’y promenaient tranquillement. En marchant, leurs deux pattes postérieures de 30 à 40cm de long s’enfonçaient dans la vase. Les empreintes de leurs trois doigts terminés par les griffes sont encore visibles sur des plateaux rocheux de la baie. D’autres dinosaures de la taille gros poulet, les Grallators, ont aussi laissé de petites empreintes de 4 à 5 cm moins bien visibles.

Un Eubrontes rencontre un Grallator dans la lagune. Dessin de J.Guichard

Empreinte d’Eubrontes fossilisée. Crédit photo J.Guichard

En déroulant son fil du temps et en mimant la course des dinosaures, Jack a démontré comment on pouvait connaître leur taille et leur mode de vie à partir de ces traces et a fait revivre ses spectateurs une époque où l’Amérique était encore rattachée à l’Europe…
Ce gisement d’empreinte est protégé et il est interdit d’y prélever des échantillons.

La vie traditionnelle dans l’anse de la République
Toute cette partie de la côte est découpée en petites parcelles de 10 à 30 m de côté : les conches. Elles sont entourées de levée de sable qui les protégeait du vent. La récolte du goémon, le sart, permettait d’amender les terres et d’y cultiver de la vigne, de l’ail, des oignons, des pommes de terre, des choux et des fraises. Ces conches ont été abandonnées avant la guerre. Aujourd’hui les chênes verts les ont envahi et l’érosion de la côte en a empoté quelques unes.
Les hommes et les femmes qui y vivaient complétaient leur nourriture par la pêche à pied lors des marées et certains par l’exploitation des pêcheries, les écluses à poissons encore bien visibles aujourd’hui sur ce littoral. Créées par les moines au XIIe siècle, ces pièges à poissons ont été abandonnés avant les années 70 et les murs de pierre se dégradent de plus en plus.

Pêcheries vues du ciel. Crédit photo : R.Barzic

Pour en savoir plus : « le littoral talmondais » par Jack Guichard, disponible à la Médiathèque Aliénor de Talmont.

Prochaine sortie des sentinelles :   lundi 16 février 14h la macrophoto (insectes et fleurs) théorie et pratique sur ministudio (par Johny Lenormand) : Rdv au local d’Estuaire

Echouage d’un Dauphin commun à la pointe du Payré

Lundi soir, une personne nous a signalé la découverte d’un Dauphin et d’un Phoque échoués au niveau de la pointe du Payré. Sans précisions sur l’endroit exact de la localisation des deux animaux, et afin de ne pas faire déplacer l’observatoire Pelagis pour rien, nous sommes retournés, avec Jack, mardi matin sur la pointe du Payré. Nous y avons bien trouvé le dauphin échoué, mais aucune trace du phoque, qui a pu être emporté et déplacé par la marée, ou bien trop difficile a distinguer parmi les rochers.

Le Dauphin commun échoué, sur la plage de la pointe du Payré. Crédit photo : J. Guichard

Nous avons donc pris des photos et contacté l’observatoire Pelagis de La Rochelle pour leur signaler l’animal échoué. L’observatoire a alors prévenu les services techniques de la mairie de Jard-Sur-Mer pour qu’ils sortent l’animal du Domaine Public Maritime pour le stocker dans les locaux des services techniques afin d’être examiné plus tard par une personne habilitée. Dans le cas du dauphin échoué dimanche, la carcasse se trouvant pointe du Payré, elle est difficilement accessible avec un engin, une personne de l’Observatoire Pelagis viendra donc directement sur le lieu de l’échouage pour y faire les examens nécessaires.

Zoom sur le cadavre de Dauphin commun. Crédit photo : J. Guichard

Dans le cas d’un cadavre accessible, une fois les examens établis, l’animal est évacué en vue d’équarrissage avant d’être incinéré.

Nous vous rappelons qu’en cas de découverte d’un mammifère marin échoué, qu’il soit vivant ou mort, ne touchez pas l’animal, prévenez immédiatement l’Observatoire Pelagis au 05 46 44 99 10 et  appelez nous ou envoyez-nous un mail avec l’information et, si possible, des photos de l’animal. Nous nous chargerons ensuite de transmettre l’information via le site internet afin de mettre au courant les autres sentinelles de la découverte.

Etrange découverte?

Une sentinelle a observé ces étranges animaux accrochés à cette bouée rejetée sur la page du Veillon.

Ce sont des Anatifes (Lapas anatifera) : de curieux crustacés cirripèdes, dont le corps de 5 cm de long est entouré de 5 plaques blanc grisé. Leur pédoncule  de 10 à 20 cm de long s’accroche solidement aux objets flottants et aux coques de bateau. Il se nourrissent de plancton grâce à des cirres, de petits filaments noirs qu’ils laissent sortir quand ils sont en pleine eau.

 

Échouage de deux phoques

Le jeune phoque échoué sur la plage de la Chaume, source Ouest France

Le 24 janvier, un jeune phoque gris a été retrouvé échoué sur la plage de la Chaume, aux Sables d’Olonne. L’animal était encore vivant mais très affaibli. Les autorités compétentes l’ont donc pris en charge.

Un autre phoque a été retrouvé échoué sur la plage de jard-Sur-Mer le 5 janvier. Cette fois-ci, l’animal a été remis à l’eau et est reparti.

Vous retrouverez toutes les informations sur ces deux échouages sur les liens suivants :

Échouage d’un phoque aux Sables d’Olonne.

Échouage d’un phoque à Jard-Sur-Mer.

Si vous retrouvez un phoque échoué sur la plage, n’essayez surtout pas de le remettre à l’eau seuls. Il faut avertir les autorités compétentes qui s’en chargeront ou vous diront quoi faire. Vous pouvez contacter l’Observatoire Pelagis de La Rochelle au 05 46 44 99 10 et nous contacter à l’association au 02 51 20 74 85, nous nous chargerons de renseigner tous les internautes sur le suivi de l’événement.

Dans tous les cas éviter un attroupement autour de l’animal, laissez le seul. Cela lui évitera de subir un stress supplémentaire.

 

Sources : Ouest France, Les Sables Vendée journée, Observatoire Pelagis.

Signalement d’un éboulement de falaise

Mercredi 10 janvier, une sentinelle a repéré un éboulement de falaise sur le tronçon « Pointe du Payré – Anse Saint-Nicolas », sur la plage à proximité de l’anse Saint-Nicolas, côté pointe du Payré.

Cet éboulement n’affecte pas la circulation sur le sentier des douaniers. La commune de Jard Sur-Mer et l’ONF ont été informé de cet événement.

De plus, suite à une réunion antérieure avec l’Association de Défense du Littoral Jardais (ADLJ) , en septembre 2017, une programmation de travaux devrait se faire courant 2018, avant la saison estivale.

En effet, L’ADLJ nous a transmis de nouvelles informations concernant ces actions : le conseil municipal a programmé des actions sur les communes de Jard, Saint-Vincent et Longeville concernant la protection dunaire. Les actions prévues consisteront en la mise en place de ganivelles et l’installation de support de communication afin de limiter le piétinement sur les dunes.

Photo de l’éboulement. Crédit photo : P. Boutenègre

Atelier « Visite-découverte pour présenter l’érosion de la falaise et de la dune »

Atelier Sentinelles du 22 janvier 2018

L’érosion du littoral, une visite-découverte des « sentinelles de l’estuaire »

Détachement progressif de blocs de falaises sur la plage du Veillon. Crédit photo : Johny Lenormand

Une quinzaine de « sentinelles de l’estuaire » se sont retrouvées par une belle après-midi ensoleillée, ce lundi 22 janvier, pour découvrir avec Jack Guichard et Céline Reuter les processus d’érosion de la côte talmondaise et de recul de la dune du Veillon.

Un groupe de Sentinelles, écoutant attentivement les explications de Jack Guichard.

Les falaises de granite, de gneiss et de schistes entre les Sables et Cayola résistent bien à l’érosion, tandis que les falaises calcaires surmontées de limons sablo-argileux de Bourgenay au Veillon se délitent en couches qui explosent sur l’effet des vagues accusant un recul moyen annuel de 25 cm, mais bien plus en certaines zones, en provoquant des effondrements du chemin des douaniers (voir la première photo).

Les observations effectuées sur le terrain ont permis de comprendre le rôle de la puissance des courants de houle et du déferlement des vagues qui sapent la base des falaises entraînant leur recul, tout comme celui de la dune.  Bien entendu les surcotes, qui peuvent atteindre 1,5 m, entraînent le recul le plus important du cordon dunaire. Des relevés sont effectués chaque mois par les « sentinelles de l’estuaire » pour vérifier, avec l’Université de Nantes, l’hypothèse selon laquelle la disparition en 2014-2016 du cordon dunaire qui fermait l’estuaire serait due à des tempêtes et une houle de sud-ouest en période de forts coefficient de marée, liés à une dépression atmosphérique importante.

Pour plus d’informations concernant le relevé du trait de côte, vous pouvez retrouver notre article sur la méthode utilisée sur notre site par le lien suivant : http://www.sentinelledelestuaire.fr/?p=488

Suite aux tempêtes, la dune du Veillon montre actuellement tous les aspects de l’érosion et du transport éolien du sable avec une augmentation de hauteur d’une partie de la dune et son extension vers l’Est repoussant le courant du chenal vers le milieu de l’estuaire. L’observation de l’importance du réseau racinaire des oyats permet de comprendre leur rôle pour le maintien du sable dans les zones exposées au vent.

Érosion de la dune due au vent et aux vagues. On voit bien ici les racines d’Oyats qui maintiennent un minimum la dune. Crédit photo – Jack Guichard

Merci à Robert, une sentinelle qui a réalisé un reportage photos de cette sortie. Vous pouvez le retrouver par le lien suivant, sur le blog « La gazette des Olonnes » : Reportage photo de l’érosion de la falaise du Veillon.

Vous pouvez rejoindre les « sentinelles de l’estuaire » en participant à notre prochaine sortie le 5 février à 14 h parking de la plage du Veillon pour une ballade découverte du Veillon à Bourgenay : traces de dinosaures et activités traditionnelles du littoral (pêcheries et conches).

Merci à Johny et Pascal pour leurs photos

dans la presse: Vendée Journal du 1/02/2018

Les sentinelles se mobilisent

Le groupe des sentinelles a décidé de surveiller la côte régulièrement : De la Baie de Cayola à Saint-Vincent de Jard dans un premier temps.

Ainsi, nous pourrons repérer et signaler aux autorités compétentes les échouages d’animaux marins, les effondrements de falaises le long du sentier des douaniers, des chutes d’arbres ou de branches dangereuses, ou toutes autres observations de notre environnement sur lesquelles vous vous interrogez.

Toutes les bonnes volontés sont encouragées. Un planning prévisionnel sera envoyé à toutes les personnes intéressées pour qu’elles s’inscrivent.

Nous sommes ouverts à toutes suggestions supplémentaires, merci de nous contacter pour nous faire part de vos idées.

Céline Reuter, 02-51-20-74-85, sentinelle@estuaire.net, ou n’hésitez pas à passer me voir au bureau d’Estuaire, Rue de Louza au Port de la Guittière, 85440 Talmont Saint-Hilaire.